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L’armée colombienne a admis avoir tué accidentellement ce mardi l’époux d’Aida Quilcué, dirigeante du mouvement indigène de Colombie et représentante des peuples autochtones. A ce titre, elle vient de participer à Genève aux activités des ONG dans le cadre de l’Examen périodique universel de la Colombie.
Des agents de l’État ont tué Edwin Legarda, alors qu’il se rendait avec la voiture de sa femme à l’aéroport pour la chercher à son retour de Genève.
D’après un porte-parole de l’armée cité par la presse, Edwin Legarda a été tué pour avoir refusé d’arrêter la voiture lors d’un contrôle sur la route.
Mais, selon des dirigeants indigènes colombiens, c’est Aida Quilcué qui était visée pour ses dénonciations contre le gouvernement d’Álvaro Uribe.
La représentante des peuples autochtones avait affirmé à Genève que les communautés autochtones étaient victimes d’attaques du gouvernement colombien en raison de leur positions divergentes sur le conflit interne en Colombie.
Aída Quilcué dénonce l’attentat contre son mari
Aída Quilcué est une dirigeante indigène de la "Minga de Résistance indigène" qui s’est opposée récemment au Président Uribe, en accomplissant de longues marches - pour venir le rencontrer, entre autres.
Selon Ernesto Perafán, avocat du Conseil Regional Indigène de Cauca (CRIC), ce serait Aída Quilcué, de retour de genève, où elle a participé au Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU, qui "aurait du" mourir, car le véhicule qui a été criblé de balles était marqué "CRIC", et ses vitres semi-teintées ne permettaient pas de voir qui était à l’intérieur.
"Il s’agit de représailles contre la minga indigène", ajoute Perafán. Il avertit aussi que si la Justice pénale militaire n’en donne pas l’ordre, la Garde Indigène capturera les militaires incriminés, car les faits ont eu lieu sur son territoire.