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Le président colombien, Álvaro Uribe, pourrait être disposé à autoriser un dialogue entre son gouvernement et les Forces Armées Révolutionnaires de Colombie (FARC) pourvu qu'il soit mené à bien dans « une zone de rencontre » où il n'y aurait présence armée ni de l'armée colombienne ni de la guérilla.
C'est une déclaration de José Obdulio Gaviria, conseiller du président colombien.
"L'église catholique nous a proposé la création d'une zone de rencontre et le gouvernement a manifesté sa disposition de l'accepter", a affirmé le président Uribe.
"Cette zone de rencontre en zone rurale sera de 150 KM2 et en présence d'observateurs internationaux et de préférence sans population civile ou très peu", a ajouté le chef de l'Etat colombien qui a annoncé cette nouvelle depuis l'école de police à Bogota. "Il ne doit pas y avoir de postes militaires ou de police qu'il faille déplacer", a-t-il ajouté. Selon Gaviria, la rencontre réunirait des représentants du Haut Commissaire pour la Paix et ceux des FARC.
« C'est une possibilité que le président considérera dans les jours qui viennent, et qu'il avait déjà acceptée auparavant, au mois de septembre 2005 », a-t-il expliqué.
De fait, le président colombien avait alors accepté unee proposition semblable formulée par les gouvernements d'Espagne, de France et de Suisse. Toutefois, les FARC avaient rejeté cette proposition en faisant valoir des problèmes de sécurité .
Ce n'est pas une démilitarisation
Le conseiller présidentiel a expliqué que la rencontre pourrait être menée à bien dans un territoire dans laquelle il n'y de présence militaire d'aucun des côtés, ce qui est différent de la démilitarisation proposée par les FARC dans lequel la guérilla pourrait être présente, mais pas l'armée.