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Plusieurs associations pour la libération d'Ingrid Betancourt se sont manifestées aujourd'hui à Paris et à Bruxelles pour demander à Bogotá de permette à nouveau la médiation du président vénézuélien Hugo Chávez, pour un accord humanitaire éventuel avec la guérilla des FARC.

« Le FARC n'accepteront de négocier qu'avec Chávez » concernant la libération des otages qui sont en leur pouvoir, a assuré à EFE Olivier Roubi, porte-parole de la Federation Internationale des Comités Ingrid Betancourt (FICIB).
La FICIB avait organisé cette action, à laquelle ont pris part plusieurs dizaines de personnes, en face de la résidence de l'ambassadeur colombien en France, afin de défendre l'implication de Chávez, de la sénatrice colombienne Piedad Córdoba et du président français, Nicolas Sarkozy, pour libérer Betancourt et les autres otages.
Roubi a critiqué la decisión récente du président colombien, Álvaro Uribe, de mettre fin à la médiation du dirigeant vénézuélien et la proposition de créer une « zone de rencontre » pour négocier avec la guérilla un accord humanitaire, en affirmant que « il ne s'agit là de rien nouveau ».
« Le FARC ont déjà rejeté cette même proposition d'Uribe en 2005 » , et cette fois, bien que « nous soyons toujours dans l'attente de leur réponse » « ils refuseront probablement à nouveau », a déclaré le porte-parole de la FICIB.
Toutefois, il a reconnu des « avancées » dans le conflit colombien, grâce à la mobilisation croissante dans le continent latino-americain.
En ce sens, la FICIB a applaudi l'appel à « tous » les pays formulé hier par Néstor Kirchner, et son épouse Cristina Fernández, qui prend aujourd'hui la présidence de l'Argentine, pour résoudre le problème des otages colombiens.
« La Communauté internationale, l'Europe, peuvent aider, mais ce sont les pays latino-americains qui doivent agir » pour que les otages retrouvent leur liberté, a indiqué pour sa part à EFE Jacques Capelle, responsable de la branche normande de la Federation.
Les manifestants avaient prévu de remettre à l'ambassadeur colombien, Fernando Cepeda Ulloa, une pétition demandant le retour de Chávez comme médiateur dans le conflit et plaidant pour la libération de tous les otahes.
Une manifestation semblable a eu lieu le même jour à Bruxelles, également organisée par la FICIB. Une quarantaine de manifestants s'y sont réunis devant l'ambassade de Colombie et une délégation a été reçue par l'Ambassadeur. Outre les représentants de la FICIB cette délégation comprenait des représentants des principaux syndicatsnationaux, du Polo Democratico Alrternativo colombien, et de la Coordination Colombie - un collectif regroupant diverses ONG qui militent pour la démocratie et les Droits Humains en Colombie.
Des publicités pour le tourisme en Colombie fâchent la Ville de Bruxelles
Quelques jours après la diffusion des images d'Ingrid Betancourt, otage des Forces Armées Révolutionnaires Colombiennes (FARC), l'affichage de publicités en faveur du tourisme en Colombie, sur une grande artère de la capitale, embarrassent les autorités de la Ville de Bruxelles.
En l'occurrence, il s'agit de 19 grands panneaux recto-verso de promotion touristique, reprenant des photos de la Colombie. Elles ont été réalisées par le ministère des relations extérieures de ce pays et ont été placées au milieu de la berme centrale de l'avenue Franklin Roosevelt. Plusieurs personnes n'ont pas manqué d'exprimer leur désapprobation en y taguant le nom d'Ingrid Betancourt.
Au conseil communal de la Ville de Bruxelles, Geoffroy Coomans de Brachène (MR) n'a pas manqué de faire part, lundi, de son "malaise par rapport à la promotion d'un pays dénoncé par ailleurs très régulièrement par Amnesty International pour ses entraves aux droits humains les plus fondamentaux. La Ville de Bruxelles et la Région bruxelloise, en charge de la gestion de cette avenue considérée comme une voirie régionale, sont déterminées à faire retirer ces panneaux.