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Le FARC ont remercié aujourd'hui l'initiative du président français, Nicolas Sarkozy, et ont accusé le dirigeant la Colombie, Alvaro Uribe, d'être « l'obstacle » pour un échange d'otages contre des guérilleros emprisonnés. Ils ont insisté à nouveau sur la nécessaire démilitarisation d'une zone du pays.
"Les intentions du Gouvernement français sont bonne, louables et saines. Mais un échange est un échange, il faut qu'il y ait des contreparties", indiquent les Forces Armées Révolutionnaires de Colombie (FARC), dans un document divulgué dans l'agence Anncol, au moyen de laquelle ils diffusent généralement leurs communiqués.
En ajoutant que « c'est ce qui peut être compris dans les conventions internationales sur le sujet de l'échange», les FARC réitèrent que « pour cela on a besoin d'un espace adéquat », ce qui implique la démilitarisation des localités de Pradera et Florida (sud-ouest) « pour 45 jours».
La médiation internationale, « ne doit pas prendre parti pour l'une ou l'autre partie en conflit, sinon elle perd sa crédibilité et la confiance d'une des parties ».
les Farc assurent également que le seul obstacle pour l'échange humanitaire est le président Uribe, qu'ils accusent de vouloir un sauvetage par la force.
Dans le message qu'il a adressé mercredi à Manuel Marulanda, chef des Farc, le président Sarkozy dit ne pas partager les idées du mouvement de guérilla et condamne ses méthodes, en particulier l'enlèvement.