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La soeur et la mère de la franco-colombienne Ingrid Betancourt ont dénoncé les critiques "non fondées" de Bogota contre les comités de soutien à Ingrid Betancourt et aux autres otages détenus par la guérilla en Colombie, dans un communiqué reçu jeudi à Paris.
"Yolanda Pulecio de Betancourt, la maman d’Ingrid Betancourt et Astrid Betancourt, sa soeur, marquent leur ferme désaccord (...) avec les critiques non fondées vis-à-vis des comités Ingrid Betancourt" du vice-président colombien Francisco Santos, dans ce communiqué.
M. Santos avait affirmé mercredi à Washington que "le soutien compréhensible qu’ont apporté les comités (de soutien) et certaines communes (françaises) à Ingrid n’a fait qu’élever le prix (de sa rançon) et l’a probablement condamnée à être libérée en dernier en raison de sa valeur".
"Ce n’est pas parce que les officiers et les policiers enlevés depuis dix ans sont restés dans l’anonymat qu’il ont été pour autant libérés, grâce à une action du gouvernement colombien et de la guérilla...", ont souligné Yolanda Pulecio et Astrid Betancourt.
"Par contre ce qui est certain, c’est que si Ingrid et Clara (Rojas, sa directrice de campagne enlevée avec elle par la guérilla en 2002) sont encore vivantes aujourd’hui, c’est grâce à la mobilisation mondiale engendrée par les actions des comités", ajoutent-elles.
"Nous ne pouvons qu’avoir une profonde gratitude, au nom d’Ingrid et de toutes les familles de séquestrés en Colombie, pour l’action constante au quotidien déployée depuis près de six ans par tous les bénévoles faisant partie des comités", affirment-elles.
La Fédération internationale des comités Ingrid Betancourt (Ficib) affirme également dans un communiqué que ce sont les actions des comités qui ont eu pour effet l’implication "d’acteurs internationaux, en Europe et dans les Amériques, pour résoudre un problème qui stagne depuis 10 ans, principalement à cause du manque de volonté réelle d’aboutir des chefs des deux parties en présence".
La guérilla marxiste des Farc, en lutte depuis 1964 contre les autorités colombiennes, exige la libération de 500 des siens contre celle de 45 otages dits "politiques", dont Ingrid Betancourt et trois Américains.