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Le gouvernement colombien veut inviter le président français N.Sarkozy à participer à une réunion avec les guérilleros des FARC pour négocier la libération des otages,dont Ingrid Betancourt. L'Elysée réfléchit à cette proposition. Le Haut commissaire colombien pour la paix Luis Carlos Restrepo devait partir mardi soir pour Paris afin de présenter cette idée au chef de l'Etat français. N.Sarkozy entend se rendre en Colombie "pour y être utile", a précisé l'Elysée Bogota a rendu publiques la semaine passée des preuves de vie de 16 otages des FARC, dont une vidéo et une lettre d'Ingrid Betancourt, détenue depuis 01.
Le haut commissaire colombien pour la paix, Luis Carlos Restrepo, a annoncé mardi qu'il partait pour Paris afin de demander au président français, Nicolas Sarkozy, de participer à une éventuelle rencontre avec les Forces révolutionnaires de Colombie (FARC).
Bogota croit que la présence du président français favorisera la libération d'au moins 45 otages que les FARC détiennent, parmi lesquels se trouve la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt.
« Nous espérons que la France nous accompagnera de manière étroite dans cette initiative », a-t-il indiqué, en soulignant qu'il ne s'agissait pas d'une médiation, « mais d'une initiative entre alliés ».
L'Élysée a fait savoir que Nicolas Sarkozy réfléchissait à la proposition de la Colombie. « Ça demande un peu de réflexion [...] il faut prendre le temps de la réflexion pour voir quelle est la meilleure stratégie », a déclaré un haut responsable du gouvernement français.
Nicolas Sarkozy entend se rendre en Colombie « pour y être utile », a souligné ce responsable, rappelant que la priorité du chef de l'État était la libération d'Ingrid Betancourt et des autres otages.
Le gouvernement colombien a rendu publiques la semaine dernière des preuves de vie de 16 otages des FARC, dont une vidéo et une lettre d'Ingrid Betancourt, détenue depuis cinq ans et demi.
Samedi dernier, un commandant des FARC a fait savoir que la guérilla souhaitait voir le président français s'impliquer dans le dossier des otages après la décision du président colombien, Alvaro Uribe, de mettre un terme à la médiation du président du Venezuela, Hugo Chavez.
« Le président Sarkozy peut jouer un rôle très important pour que le processus d'échange d'otages reprenne son cours initial qui produisait de bons résultats avec Hugo Chavez », a déclaré Ivan Marquez.
Les FARC, principale guérilla de Colombie avec 17 000 hommes, réclament la libération de 500 des leurs en échange du groupe de 45 otages.
Une bonne nouvelle
La fille d'Ingrid Betancourt, Mélanie Delloye, a déclaré mardi sur les ondes de la radio Europe 1 qu'elle estimait que la demande de Bogota d'inviter le président français Nicolas Sarkozy à participer aux négociations était « une très, très bonne nouvelle, si elle se concrétise ».
M. Restrepo ajourne son voyage en France
Le Haut commissaire colombien pour la paix Luis Carlos Restrepo a ajourné son voyage mercredi à Paris. Et ce à la demande du gouvernement français, a annoncé mardi soir le gouvernement colombien.
Le Haut commissaire colombien pour la paix Luis Carlos Restrepo avait auparavant annoncé lors d'une conférence de presse qu'il partait le soir même pour Paris afin de demander au président français Nicolas Sarkozy de participer à une éventuelle rencontre en Colombie avec les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC - guérilla marxiste).
Selon un communiqué du gouvernement colombien, le voyage a été différé "pour des raisons d'agenda". "Le gouvernement de Colombie continuera en coordination avec le gouvernement de France à prendre les mesures opérationnelles qui permettent de parvenir à un accord humanitaire", indique-t-on de même source.
La présidence française avait indiqué mardi soir qu'elle réfléchissait avant de se prononcer sur la proposition du gouvernement colombien. Les FARC, principale guérilla de Colombie avec 17.000 hommes, réclament la libération de 500 des leurs en échange d'un groupe de 45 otages, dont trois Américains et Ingrid Betancourt.