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Betancourt ne veut pas entrer dans le jeu des Farc, dit son mari

01/12/2007 - Le Point

D'après Juan Carlos Lecompte, époux d'Ingrid Betancourt, celle-ci est muette sur la vidéo diffusée vendredi par les autorités colombiennes car elle "ne veut pas entrer dans le jeu de la guérilla".

Ingrid Betancourt est muette sur la vidéo diffusée par les autorités colombiennes car elle "ne veut pas entrer dans le jeu de la guérilla", estime son époux Juan Carlos Lecompte.

Interrogé vendredi sur France Info, il précise en outre que l'otage franco-colombienne, détenue depuis février 2002 par les Farc, n'est pas enchaînée mais porte un chapelet enroulé au poignet droit.

"Elle ne parle pas. Les autres otages, eux, qui apparaissent sur d'autres vidéos, sont en train de parler. Elle, elle ne parle pas, elle est très triste", témoigne Juan Carlos Lecompte après avoir visionné une partie de la vidéo.

"Elle sait qu'elle donne des preuves de vie. Elle a dû se rendre compte que donner de preuves de vie, c'est comme donner un bulletin à la guérilla pour faire pression sur le gouvernement colombien et elle ne veut pas entrer dans le jeu de la guérilla", estime-t-il.

"C'est mon hypothèse, quand je la vois qui se tait. Elle se montre, mais elle ne veut rien dire", souligne-t-il.

"Ce que je vois, c'est qu'elle a enroulé autour de son poignet, à la main droite, un chapelet, un grand chapelet. Ce chapelet, elle l'avait montré dans la dernière vidéo (en 2003, NDLR). C'est un chapelet rudimentaire qu'elle a fabriqué. Je ne crois pas qu'elle soit enchaînée. L'autre poignet est libre", dit-il.

Selon Juan Carlos Lecompte, qui devait visionner l'intégralité de la vidéo ultérieurement, "ces preuves de vie allaient être remises à Piedad Cordoba, la sénatrice de l'opposition, médiatrice avec (Hugo) Chavez, qui est à Bogota, et qu'elles allaient lui être données".

Le président colombien Alvaro Uribe a mis brutalement fin le 22 novembre à la médiation de son homologue vénézuélien, Hugo Chavez, et de Piedad Cordoba pour obtenir la libération d'otages des Forces armées révolutionnaires colombiennes, au motif que Chavez avait outrepassé son mandat.


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