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La porte-parole de Association de Parents des Soldats et de Policíers retenus en otage (ASFAMIPAZ) constate ‘ avec tristesse que l'appui polítique et humanitaire s'affaiblit en Colombie’.
Les parents des soldats, policíers et civils en pouvoir des Farc ont demandé à la Communauté internationale de maintenir son soutien pour obtenir la libération des otages.
Marleny Orjuela, porte-parole d'Asfamipaz, a déclaré à Notimex que "la force polítique, humanitaire et morale qui anime la communauté internationale, la mobilise fortement pour obtenir l'accord humanitaire".
Elle a cité comme exemple les initiatives qu'ont prises en leur temps les présidents du Vénézuéla, Hugo Chávez ; de la France Nicolás Sarkozy, et maintenant la nouvelle présidente de l'Argentine, Cristina Fernández, ainsi que son collègue brésilien Luiz Inácio Lula da Silva.
Elle a assuré que les parents des kidnappés étaient aussi "très reconnaissants envers la sénatrice colombienne Piedad Córdoba, qui a agi avec Chávez comme facilitatrice d'un accord humanitaire jusqu'à novembre dernier, quand le gouvernement de Bogotá a alors annulé leur mission".
"Nous savons que les présidents Chávez, Sarkozy et maintenant la présidente de l'Argentine, se sont engagés pour la libération d'Ingrid Betancourt, mais nous savons qu'ils combattent également pour les nôtres", a ajouté Orjuela.
Ingrod Betancourt, citoyenne colombo-française en captivité depuis février 2002, s'est transformée en symbole international pour demander un accord humanitaire entre les FARC et le gouvernement du président Alvaro Uribe Vélez.
Le groupe insurgé maintient en son pouvoir 45 otages parmi lesquels des soldats, des policiers, des politiques et trois agents états-uniens, que le groupe partisan veut échanger contre 500 guérilleros emprisonnés, y compris deux chefs rebelles détenus aux Etats-Unis.
"Pour nous l'appui de la Communauté internationale est très important et précieux, et nous sommes sûr qu'ils ne nous abandonneront pas comme cela se produit généralement en Colombie, et qu'ils n'oublieront pas le sujet de l'accord humanitaire", a souligné Orjuela.
La porte-parole d'Asfamipaz a assuré que "nous voyons avec tristesse que l'appui politique et humanitaire s'est affaibli dans notre propre pays".
"Cela nous attriste que dans notre propre pays, nous ne sentions pas le même soutien que celui de la Communauté internationale dans une crise aussi grave que celle que vivent nos proches, dont certains sont en train de pourrir dans la forêt de Colombie depuishuit, neuf et même 10 ans", a-t-elle déclaré, en ajoutant que "ceci est plus qu'une crise, c'est une tragédie nationale".
"La Colombie, d'une certaine manière, s'est montrée insensible et peu solidaire avec notre cause pour la liberté".
Marleny a regretté que beaucoup de secteurs politiques du pays stigmatisent les parents des kidnappés "pour le seul fait de réclamer un accord humanitaire. Ils nous désignent comme des ennemis du gouvernement, de la poltique du président Uribe, ce qui n'est pas exact".
En ce qui concerne l'offre qu'a faite le gouvernement d'ouvrir une zone de rencontre de 150 kilomètres carrés afin d'y négocier l'accord humanitaire avec les FARC, Orjuela a montré son pessimisme quant à la réponse du groupe rebelle à cette proposition.
"La vérité est que nous, les parents, nous croyons que les FARC diront Non à cette zone de rencontre. Sincèrement, nous ne croyons pas que les FARC accepteront la proposition. Bien sur, s'ils acceptent, nous serions très heureux".
La responsable de l'association a également déclaré que "nous avions de grands espoirs dans la facilitation de la sénatrice Córdoba et du président Chávez. Nous avons été trahis, et le coup a été très dur pour nous quand le gouvernement a mis fin à leur mission".
Marlény a ajouté qu'une des époques les plus dures pour les familles des kidnappés sera Noël, parce que "tous nous espérions que les FARC libèrent leurs otages, ce qui `rend très dure la situation à l'intérieur des maisons des séquestrés".
Le gouvernement et les FARC "ont toujours maintenu des positions différentes et opposées. Le président (Uribe Vélez) ne reconnaît pas qu'il y a un conflit armé en Colombie, et le FARC sont intransigeants sur leurs positions. Il y a un manque total de volonté politique, tant du gouvernement que des FARC', a conclu Orjuela.