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L'opération vénézuélienne de récupération de trois otages détenus depuis plusieurs années dans la jungle par les Forces armées révolutionnaires de Colombie a à nouveau été retardée parce que les chefs de la guérilla n'ont pas donné leur feu vert final.
Après avoir promis il y a plusieurs semaines de libérer deux femmes et le petit garçon de l'une d'entre elles né en captivité, les Farc n'ont toujours pas précisé où ils se trouvent, ont déclaré des responsables de la Croix-Rouge.
Le président vénézuélien Hugo Chavez, qui a mené les efforts de médiation, espérait au départ que les otages pourraient être libérés jeudi, mais cela n'interviendra maintenant pas avant dimanche au plus tôt, dit-on de source gouvernementale.
Chavez a envoyé vendredi deux hélicoptères en Colombie mais ils sont restés immobilisés à Villavicencio, une localité plongée dans une chaleur humide, au pied des Andes.
La Croix-Rouge, qui participe aux opérations, a expliqué qu'elle avait besoin pour aller chercher les otages de la lumière du jour et de savoir exactement où ils se trouvent.
"Les coordonnées sont essentielles et il est difficile de dire quand nous irons les chercher", a dit Yves Heller, porte-parole du Comité international de la Croix-Rouge en Colombie, ajoutant que les hélicoptères ne voleront pas de nuit.
Les personnalités étrangères qui doivent apporter leur concours en tant qu'observateurs devaient gagner samedi Villavicencio, localité proche d'un bastion des guérilléros.
"CARAVANE HUMANITAIRE"
Parmi eux figurent l'ancien président argentin Nestor Kirchner et des représentants de la France et de la Suisse. Le réalisateur américain Oliver Stone devrait se joindre à eux.
Chavez a expliqué de son côté que le mauvais temps et les mauvaises communications avec le territoire où opère la guérilla retardaient la mission.
Les Farc ont annoncé le 18 décembre qu'elles étaient prêtes à remettre à Chavez ou à quelqu'un qu'il désignerait Clara Rojas, 43 ans, capturée en 2002, son fils Emmanuel, dont on pense qu'il est âgé de quatre ans environ, et Consuelo Gonzalez, 57 ans, capturée en 2001.
La libération de ces deux femmes et du petit garçon pourrait créer des conditions favorables pour un échange entre la cinquantaine d'"otages politiques" des Farc - dont la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt, enlevée en février 2002.
Il s'agirait aussi d'un succès diplomatique pour Chavez, coutunier de violentes diatribes contre Washington auquel le président colombien Alvaro Uribe avait retiré fin novembre le mandat qu'il lui avait confié durant l'été pour négocier avec les Farc.
Chavez ne participera pas à la "caravane humanitaire", mais il a l'intention d'accueillir les otages libérés dans une base aérienne vénézuélienne proche de la frontière où attendront aussi les proches des captifs.