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Après presque dix jours d'attente, Clara Rojas, l'ancienne collaboratrice d'Ingrid Betancourt, son fils Emmanuel et la parlementaire colombienne Consuelo Gonzalez pourraient bien retrouver la liberté vendredi. C'est ce qu'assure l'ambassadeur du Venezuela à Bogota, Pavel Rondon. "Nous attendons la venue des délégués internationaux pour cette opération qui se déroulera vendredi", a-t-il déclaré à la radio colombienne La W. Baptisée "Transparence", l'opération pourrait toutefois prendre plusieurs jours en raison de difficultés logistiques, prévient la Croix-Rouge.
Le plan, négocié par le président vénézuelien Hugo Chavez et finalement accepté par le président colombien Alvaro Uribe, prévoit qu'un convoi aérien, marqué aux couleurs de la Croix-Rouge, se rende dans la ville de Villavicencio, située dans le centre de la Colombie, au pied des Andes. Des hélicoptères prendront alors la direction d'un camp rebelle pour récupérer les otages et les ramener à Villavicencio ou les conduire directement en territoire vénézuélien. Le plan doit faire intervenir des délégués désignés par l'Argentine, la Bolivie, le Brésil, Cuba, l'Equateur et la France. Il est prévu qu'ils participent au convoi aérien aux côtés de représentants du Comité international de la Croix-Rouge.
Depuis l'Egypte, Nicolas Sarkozy s'est félicité mercredi de l'accord d'Alvaro Uribe, qui a accepté les modalités proposées par le président vénézuélien pour la libération des trois otages détenus par les FARC. Le chef de l'Etat a remercié son homologue vénézuélien Hugo Chavez pour ses "efforts et son initiative, qu'il soutient pleinement, ainsi que le président Uribe pour le sens des responsabilités dont il a fait preuve". Nicolas Sarkozy a réaffirmé son "espoir" que la libération de ces trois otages sera "suivie rapidement d'autres libérations", explique-t-on à l'Elysée. Le président "réitère son appel au chef des FARC, Manuel Marulanda, pour que soit désormais libérée Ingrid Betancourt".
L'émissaire brésilien prévoit d'autres libérations
Les FARC remettront sans doute en liberté la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt et d'autres captifs après la libération prochaine de trois de otages, a déclaré jeudi un émissaire du Brésil. "Si l'opération réussit, et tout laisse pensera que ce sera le cas, la prochaine étape sera sans aucun doute la libération d'Ingrid et d'autres" otages, a dit Marco Aurelio Garcia, conseiller du président Lula pour la politique étrangère. Le président brésilien Lula a eu ce mois-ci des entretiens distincts sur cette question avec le président colombien Alvaro Uribe et son homologue vénézuélien Hugo Chavez. "J'espère que c'est le point de départ d'une réconciliation entre les deux pays", a dit Garcia avant de partir pour Caracas.