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Chavez dit n'attendre plus que l'aval de Bogota sur les otages

26/12/2007 - AFP, InfoBAE, Le Monde, Prensa Latina, Bloomberg

Le président vénézuélien Hugo Chavez annonce qu'il n'attend plus que l'autorisation des autorités colombiennes pour récupérer trois otages des FARC, dont Clara Rojas.

Chavez a précisé lors d'une conférence de presse qu'il attendait la réponse de Bogota à un plan convenu avec les guérilléros pour mettre en oeuvre un plan de libération des trois otages.

Les modalités de la libération "ont été mises au point jusque dans les moindres détails avec les commandants des Farc", a-t-il ajouté. Nous demandons au gouvernement colombien de coopérer avec nous", a dit le président vénézuélien.

Il s'agirait d'envoyer un avion pour évacuer les otages de l'endroit où ils se trouvent, que la guérilla aurait maintenant communiqué au président Chavez. La France et l'Argentine pourraient collaborer à cette mission de sauvetage, si le gouvernement colombien en donne l'autorisation.

Si le feu vert est donné, le président vénézuélien croit possible une libération des otages "dans les prochaines heures".

La guérilla colombienne a annoncé le 18 décembre qu'elle remettrait à Chavez la collaboratrice de l'otage franco-colombienne Ingrid Betancourt, son fils Emmanuel conçu et né en détention et la parlementaire colombienne Consuelo Gonzalez.

Mais la procédure de leur libération est complexe. Lundi, la sénatrice de la gauche colombienne Piedad Cordoba a affirmé que des mouvements de troupes gouvernementales colombiennes près de la frontière vénézuélienne retardaient l'opération.

L'annonce de la libération des trois otages par les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) a relancé l'espoir d'un déblocage concernant les autres captifs de la guérilla.

Les Comités Betancourt demandent à Uribe de collaborer avec le Venezuela

La Fédération des Comités de soutien à Ingrid Betancourt a demandé mercredi au président colombien Alvaro Uribe de répondre favorablement à son homologue vénézuélien Hugo Chavez, qui a demandé la coopération de Bogota dans le processus de libération de trois otages des Farc.

"Nous invitons le président Uribe à accepter la proposition du président Chavez dans les plus brefs délais pour que les otages puissent retrouver leurs familles le plus tôt possible", a déclaré à l'AFP le porte-parole de la FICIB, Olivier Roubi.

Le président vénézuélien a déclaré mercredi qu'il ne manquait que le feu vert de Bogota pour que soient libérés les trois otages que la guérilla colombienne des Farc a promis de relâcher.

"Nous demandons au gouvernement colombien de coopérer avec nous", a dit M. Chavez lors d'une conférence de presse à Caracas.

Selon M. Roubi, la libération des trois otages "est désormais une question d'heures".

"Notre espoir est plus fort que jamais car nous voyons qu'il y a une volonté de travailler de manière organisée, de faire les choses officiellement", a déclaré pour sa part Hervé Marro, le porte-parole du Comité de soutien à Ingrid Betancourt.

"Nous espérons que l'accord (du président Uribe) sera donné (...) je n'imagine pas que la Colombie puisse laisser passer ce moment historique", a-t-il dit.

Les Farc ont annoncé le 18 décembre la prochaine libération de Clara Rojas, l'assistante de l'otage franco-colombienne Ingrid Betancourt, d'Emmanuel, son fils né en captivité, et de Consuelo Gonzales, ancienne parlementaire colombienne.

Afin de récupérer les otages en territoire colombien, M. Chavez et les Farc ont mis au point un plan impliquant un cortège d'avions, à bord desquels se trouveraient des représentants des gouvernements de plusieurs pays, dont la France, l'Argentine, le Brésil, Cuba et l'Equateur, ainsi que du Comité international de la Croix Rouge (CICR).

Selon M. Chavez, ces avions se tiennent prêts à partir pour la Colombie.


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