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L'ELN (Armée de Libération Nationale) a annoncé aujourd'hui que dans les prochains jours, elle commencera à retirer les mines antipersonnel que cette guérilla avait placée dans une commune du sud de la Colombie, limitrophe avec la frontière équatorienne, et qu'elle libérera deux policiers qu'elle avait kidnappés.
Ces nouvelles ont été transmises par le porte-parole de l'ELN, Juan Carlos Cuellar, deux jours après que le Gouvernement d'Álvaro Uribe ait demandé à la guérilla de montrer des preuves de sa volonté de collaborer avec le processus de paix dans ce pays, selon le journal équatorien El Comercio.
Cuellar a affirmé que l'ELN entamera une campagne de déminage de plusieurs domaines agricoles qui avaient été minés dans le département de Nariño, dans une zone limitrophe de l'Équateur où le gouvernement colombien effectue des fumigations aériennes des cultures de coca, ce qui a provoqué une friction entre les deux États. Il a aussi annoncé la libération prochaine de deux policiers colombiens, bien qu'il n'ait pas révélé leurs noms.
Il y a eu depuis décembre 2005 un total de quatre rencontres exploratoires de paix à La Havane (Cuba) entre l'ELN et le Gouvernement de Colombie. Une cinquième rencontre était prévue pour aujourd'hui mais elle a été suspendue par le groupe armé qui a invoqué un "manque de temps pour programmer le rendez-vous".