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Les Farc rappellent leurs conditions pour l'échange

27/12/2006 - El Universal, Reuters

La guérilla colombienne insiste sur le fait que le Gouvernement doit démilitariser deux communes du sud-ouest du pays, condition indispensable pour qu'ils acceptent l'échange des otages contre des guérilleros emprisonnés

La guérilla des Forces Armées Révolutionnaires de Colombie (FARC) a insisté aujourd'hui sur le fait qu'elle n'acceptera pas l'échange de kidnappés contre des guérilleros emprisonnés si le Gouvernement ne procède pas à la démilitarisation de deux communes du sud-ouest du pays.

C'est ce qu'a annoncé Luis Edgar Devia, alias "Raúl Reyes", porte-parole des FARC, dans une déclaration diffusée par internet.

Le Gouvernement du président Álvaro Uribe et le mouvement insurgé essayent depuis plus de quatre années d'arriver à un accord pour échanger les 59 politiciens, soldats et policiers qui sont en pouvoir des FARC contre 500 insurgés emprisonnés.

Pour cela le groupe rebelleexige de démilitariser les communes de Florida et de Pradera (Vallée du Cauca, sud-ouest), ce à quoi l'Exécutif s'oppose.

"Nous, chez les FARC, nous commencerons à croire en la possibilité de l'échange de prisonniers le jour où le président ordonnera la retraite de la force publique des communes citées", a dit "Raúl Reyes".

Il a ajouté que "sans cette condition, ce que dit le président n'est que de la démagogie, une manoeuvre de retardement, une tromperie et un manque de respect envers les parents, les personnalités et les pays qui tentent de faciliter l'accord en puissance".

La semaine passée, Uribe avait déclaré qu'il avait autorisé de nouveaux contacts avec le FARC âr les délégués de l'Espagne, de la France et de la Suisse, qui forment le groupe de "pays amicaux" .

Leurs initiatives avaient  obtenu des avancées importantes jusqu'à octobre passé, quand le Gouvernement les avait brutalement suspendues en accusant les FARC d'avoir  organisé un attentat à la voiture piégée dans une école militaire de Bogota.

Parmi les otages des FARC se trouvent plusieurs exmembres du Congrès, un ex gouverneur, un ex ministre, trois Américains et l'ex candidate présidentielle Ingrid Betancourt, qui a aussi la nationalité française.


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