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Salvatore Mancuso, chef de l'un des plus importants groupes paramilitaires colombiens d'extrême-droite, a commencé mardi à témoigner devant un tribunal spécial dans le cadre d'un accord avec le gouvernement prévoyant une diminution de sa peine en cas de condamnation pour sonrôle lors des affrontements entre les paramilitaires et rebelles d'extrême-gauche dans le pays.
Salvatore Mancuso, chef des AUC (Forces d'Autodéfense unies de Colombie), témoigne dans le cadre d'un accord de paix conclu en 2003 avec le gouvernement qui avait conduit à la démobilisation de 31.000 paramilitaires d'extrême-gauche. Il est le premier chef de ces factions à témoigner.
En vertu de l'accord passé avec le gouvernement, Salvatore Mancuso et quelque 2.000 autres combattants des AUC concernés doivent offrir des aveux détaillés de leur implication dans les violences, massacres, tortures et autres crimes commis pendant les affrontements avec les rebelles d'extrême-gauche, qui ont ensanglanté la Colombie pendant un demi siècle.
Si tel est le cas, ils écoperont de peine de prison réduite (de cinq à huit ans maximum). Dans le cas contraire, ils risquent des condamnations plus lourdes et l'extradition vers les Etats-Unis pour trafic de drogue.
L'accord a été dénoncé par des organisations de défense des droits de l'Homme, qui jugent le gouvernement trop indulgent avec des criminels pour certains impliqués dans des massacres et le trafic de cocaïne. Ces organisations exigent également des dédommagements financiers pour les proches des victimes.
Salvatore Mancuso est arrivé mardi sous bonne garde policière au tribunal spécial de Medellin, interdit d'accès aux journalistes et aux ONG. Son témoignage devrait durer plusieurs jours.