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Le gouvernement colombien a de nouveau autorisé jeudi les pays médiateurs européens à prendre contact avec les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC).La France, la Suisse et l'Espagne doivent négocier un échange humanitaire.
"Nous les avons autorisé à prendre contact avec les FARC", a déclaré à la presse le Haut commissaire pour la paix, M. Luis Carlos Restrepo.
M. Restrepo avait révélé mercredi qu'une rencontre prévue le mois dernier avec des médiateurs européens avait échoué à la suite "d'un malentendu avec les FARC".
Toutefois, selon l'ancien président Ernesto Samper (1994-98), c'est l'armée colombienne qui avait fait échouer cette rencontre.
Le 25 octobre le président colombien Alvaro Uribe avait annoncé qu'il n'autoriserait "pas de médiation des pays européens tant que se poursuivraient les actions terroristes" des FARC.
La France, la Suisse et l'Espagne, les trois pays médiateurs qui s'efforcent par des contacts discrets avec les rebelles des FARC d'obtenir un accord pour la libération des otages, doivent interrompre leurs activités, avait affirmé le chef de l'Etat.
Les FARC, la plus grande organisation de guérilla du pays avec 17.000 hommes, réclament la libération de 500 rebelles incarcérés par le gouvernement contre celle de 58 otages, personnalités politiques et militaires dont trois Américains et Ingrid Betancourt, ex-candidate des Verts à l'électionprésidentielle en Colombie, enlevée le 23 février 2002.