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Le Commissaire à la paix du gouvernement colombien, Luis Carlos Restrepo, se rendra à Cuba la semaine prochaine pour ouvrir des négociations de paix préliminaires avec l'ELN (Armée de libération nationale, guévariste), deuxième mouvement de guérilla du pays.
Restrepo retrouvera à La Havane le commandant militaire de l'ELN, Antonio Garcia, précise le communiqué conjoint du Commissaire et de la guérilla. Les deux parties ont également demandé aux gouvernement de Norvège, de Suisse et d'Espagne de s'impliquer dans le processus.
L'acceptation de ces pourparlers par l'ELN, mouvement en perte de vitesse ces dernières années à la différence des FARC, est une victoire pour le gouvernement du président conservateur Alvaro Uribe, accusé par ses détracteurs d'avoir choisi la manière forte et de refuser toute négociation. Et ce alors qu'Uribe, au pouvoir depuis trois ans, est candidat à la réélection en mai 2006.
Depuis qu'il est aux commandes, le président a lancé des offensives militaires contre l'ELN et les Forces armées révolutionnaires de Colombie, les FARC. Il a en revanche passé un accord de paix avec leurs ennemis, les AUC, Forces unies d'autodéfense de Colombie, les groupes paramilitaires d'extrême-droite.
Un des points principaux qui bloquaient les pourparlers était que Uribe réclamait au préalable que les guérilleros déclarent un cessez-le-feu et l'arrêt des enlèvements. Ce à quoi l'ELN s'est toujours refusée. Le communiqué de mardi ne précise pas comment cet obstacle a été levé.
Les derniers pourparlers entre Bogota et l'ELN remontent à 2002, sous le président Andres Pastrana et s'étaient achevés sur un échec