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La France, l'Espagne et la Suisse ont décidé "d'unir leurs efforts" pour "favoriser une rencontre directe" entre la guérilla des FARC et les autorités colombiennes, et ainsi permettre un "accord humanitaire" en faveur des otages dans ce pays, a annoncé samedi le ministère français des Affaires étrangères.
Paris, Madrid et Berne, "dont on connaît l'engagement de longue date en faveur d'un accord humanitaire en Colombie, ont décidé d'unir leurs efforts à cette fin", précise le Quai d'Orsay dans un communiqué, notant que "les trois pays entendent travailler dans la discrétion et en toute indépendance".
"Dans cette entreprise difficile, ils feront tenir aux FARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie, NDLR) et aux autorités colombiennes, le moment venu, des propositions pour favoriser une rencontre directe entre leurs délégués", ajoute le ministère.
"Les trois pays entendent travailler dans la discrétion et en toute indépendance", ajoute le communiqué du DFAE. Vendredi, l'ambassadeur de Colombie en France, Miguel Gomez Martinez, cité par l'AFP, s'était déclaré "très optimiste" quant à une libération prochaine d'Ingrid Betancourt, détenue depuis février 2002.
Le climat a changé, a-t-il dit à l'AFP, depuis la mise en place fin novembre, avec le feu vert du président colombien Alvaro Uribe d'une commission internationale comprenant la France, l'Espagne, la Suisse et la Colombie pour parvenir à un accord humanitaire avec les FARC.