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Christian Chesnot et Georges Malbrunot, les deux journalistes français otages en Irak depuis quatre mois, ont été libérés ce mardi.
L'Armée islamique en Irak a annoncé les avoir remis entre les mains de l'ambassade de France à Bagdad "cet après-midi parce qu'il était prouvé qu'ils n'étaient pas des espions à la solde des forces américaines", a rapporté Al Djazira.
L'Elysée et le Premier ministre, Jean-Pierre Raffarin, ont confirmé la libération des Français.
"Les deux journalistes français Christian Chesnot et Georges Malbrunot viennent d'être libérés à Bagdad, ils seront de retour en France dès que possible", a déclaré la présidence de la République dans un communiqué.
Selon Thierry Chesnot, frère de l'ex-otage, les deux hommes devraient être rapatriés mercredi.
"C'est un énorme soulagement ce soir. J'ai eu confirmation à l'instant par le chef de cabinet de Jean-Pierre Raffarin, Michel Boyon. Ils rentreront demain en France (...) C'est un très beau cadeau de Noël, le plus beau cadeau de Noël qu'on puisse avoir", a déclaré le photographe, qui assistait à une conférence de presse du ministre de la Justice, Dominique Perben, à Paris.
Jean-Pierre Raffarin, qui intervenait au Sénat dans le cadre d'un débat sur la Turquie, a tenu à "saluer l'ensemble de notre diplomatie sous l'autorité du (ministre des Affaires étrangères) Michel Barnier".
Christian Chesnot et Georges Malbrunot, qui travaillent respectivement pour Radio France Internationale (RFI) et Le Figaro, avaient été enlevés le 20 août entre Bagdad et la ville sainte chiite de Nadjaf, au sud de la capitale.
Leur chauffeur et traducteur syrien, Mohamed Djoundi, enlevé avec eux, a été retrouvé depuis à Falloudja.
Les autorités françaises avaient ces derniers mois, et il y a encore 24 heures par la voix de Michel Barnier, fait part de leur optimisme sur l'état de santé des deux reporters et les perspectives de leur libération.
Pour justifier son action, l'Armée islamique en Irak avait demandé dans un premier temps l'abrogation de la loi française sur le voile islamique.
Puis en septembre, elle avait annoncé la libération conditionnelle de Chesnot et Malbrunot censés avoir "accepté volontairement" de travailler pour elle afin d'informer le monde des coulisses de la guérilla anti-américaine en Irak.