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L'Union Européenne ratifie son appui au processus de paix en Colombie

15/12/2004 - Las voces del secuestro

Les ministres des Affaires Etrangères de l'Union Européenne (UE) ont réaffirmé lundi leur appui au gouvernement colombien dans ses tentatives pour obtenir une solution négociée au conflit armé, et ils ont plaidé pour « un échange humanitaire » guérilleros contre  séquestrés.

Le Conseil des Affaires Extérieures de l'UE a adopté sans débat une déclaration dans laquelle il plaide en outre pour une démobilisation des insurgés en respectant les droits des victimes, en admettant qu'il aura des « grandes difficultés » pour arriver à une négociation avec la guérilla sans cessez-le-feu préalable.

Dans le texte, les Vingt-cinq renforcent leur « plein appui au gouvernement colombien, en particulier dans ses efforts pour établir l'État de Droit dans tout le pays et combattre le terrorisme et la production / distribution de drogues illégales ». De même, ils approuvent les initiatives de Bogota pour « réformer l'économie et augmenter la cohésion sociale » des citoyens.

Le Conseil réitère sa « solidarité totale » avec la population colombienne et sa « préoccupation » pour la « situation grave des roits humains et du droit international » surtout en ce qui concerne « les personnes déplacées »; il appelle « toutes les parties en conflit » à respecter la légalité et demande « aux groupes illégaux, de cesser les hostilités, de s'engager dans un processus de paix négocié et d'agir en conséquence ».

Dans ce contexte, il salue la grâce accordée à 23 membres des Farc, annoncée le 2 décembre passé par le Gouvernement d'Alvaro Uribe. « Cet acte pourrait probablement faire partie d'un accord humanitaire qui contribuerait avec espoir à l'implication de toutes les parties dans le processus de paix », indique la déclaration.

Les Vingt-cinq ont confirmé leur « politique d'appui » au gouvernement colombien dans sa recherche d'une « solution négociée » au conflit armé, au moyen de négociations, même « avec les groupes qui peuvent être préparés à un accord de paix ».

En ce sens, ils ont demandé aux « autorités » du pays d'adopter rapidement « un cadre légal complet pour le désarmement, la démobilisation et la réintégration » des groupes illégaux, qui soit conforme aux « traités internationaux et qui tienne compte du droit des victimes à la vérité, à la justice et à la réparation ».

Coopération

Dans cette perspective, l'UE a montré sa disposition à s'impliquer « de manière effective et orientée vers les résultats » dans un possible processus de paix, une fois que le gouvernement colombien aura établi le « cadre légal nécessaire ».

Cependant, il a averti qu'il aurait « de grandes difficultés à approuver des conversations de paix avec des groupes illégaux armés qui n'ont pas cessé leurs hostilités ». La contribution européenne, ajoute la note, pourrait inclure une assistance financière pour assurer la réussite du processus de paix.

En ce sens, les ministres ont exprimé leur consentement à la convocation d'une conférence internationale sur la situation en Colombie, que le gouvernement colombien organisera à Carthagène de Indias les 3 et 4 février prochains.

L'UE a réclamé que l'on garantisse « la sécurité des individus, des organisations et des institutions » qui défendent les droits humains, les minorités et les peuples indigènes. En outre, elle demande que l'on applique les recommandations du Haut Commissariat des Nations Unies pour la Colombie et se félicite des contacts qui ont été établis entre le président Uribe et la société civile.

Dans cette ligne, il a exprimé son soutien aux « bons offices » du secrétariat général de l'ONU en Colombie et a salué l'implication de l'Organisation des  États Américains, du Mexique, et du Groupe de pays Amis, ainsi que de l'Église Catholique, dans le processus de paix.


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