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La famille Betancourt remercie Chirac, critique Uribe

23/12/2004 - Le Monde, Le Nouvel Obs, Voila, TV5, Union Radio, RCN, CyberPresse, 2001.com.ve

Intervenant depuis l'Elysée pour saluer la libération des deux otages français détenus en Irak, le chef de l'Etat a appelé à ne pas oublier le cas de la Franco-colombienne otage en Colombie depuis plus de deux ans. "La joie qui nous réunit aujourd'hui ne doit pas nous faire oublier toutes les personnes qui demeurent détenues en otage, en Irak et ailleurs", a dit le chef de l'Etat.  "Je pense particulièrement à Ingrid Betancourt, prisonnière en Colombie depuis plus de deux ans", a-t-il ajouté.

La famille d'Ingrid a remercié le président pour ses déclarations tout en reprochant au président colombien, Alvaro Uribe, d'avoir posé un ultimatum aux guérilleros.

«J'étais très triste, sans Ingrid et sans beaucoup d'espoir, avant d'entendre que le président Chirac n'avait pas oublié ma fille lorsqu'il a accueilli les deux Français séquestrés en Irak», a déclaré Yolanda Pulecio, la mère d'Ingrid Betancourt.

«Pour nous, c'est très important qu'une personne comme le président Chirac nous aide alors qu'ici, Uribe n'a même pas voulu me recevoir», a déclaré Mme Pulecio qui va passer Noël en France en compagnie de ses petits enfants, Mélanie, 19 ans, et Lorenzo, 15 ans.

De même, le mari d'Ingrid, Juan Carlos Lecompte, a remercié «de toute son âme le gouvernement et le peuple français pour sa solidarité».

Comme l'ensemble de la famille, Juan Carlos Lecompte dénonce l'ultimatum lancé récemment par le président Uribe aux FARC. «Uribe est en train de mettre une épée sur le cou d'Ingrid au lieu de s'asseoir pour négocier», estime-t-il.

Le président colombien a annoncé le 17 septembre qu'il autoriserait l'extradition aux États-Unis de «Simon Trinidad», l'un des responsables des FARC si 63 otages des rebelles dont Ingrid Betancourt, ne sont pas libérés avant le 30 décembre 2004.

Ingrid Betancourt a été enlevée par les FARC le 23 février 2002 près de Florencia, à 600 km au sud de Bogota, trois jours après la rupture des négociations de paix entre les FARC et le gouvernement du président colombien de l'époque, Andres Pastrana. Depuis lors, toutes les initiatives pour obtenir sa libération sont restées vaines.


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