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Les Indiens embera du Choco se battent pour la reconnaissance de leurs droits à la santé et à l’éducation

29/08/2007 - AlterInfos : Fernand Meunier

Pour la 4e fois, Fernand Meunier est retourné en Colombie, dans le département du Chocó du 23 mai au 9 juin 2007, afin d'y réaliser des reportages pour une nouvelle ONG « Explorer Humanity » (E.H.), dont il est l’un des fondateurs.

Avec lui, voyageait un jeune reporter photographe, Pierre-Larry Pétrone qui l’avait déjà accompagné en Israël, T.O et Jordanie en février 2007. Il fait aussi partie de E.H. En Colombie, ils ont rencontré des communautés indigènes dans la Cordillère occidentale et des déplacés afro-colombiens et indigènes à Istmina et Quibdó.

Le reportage de Fernand et les photos qui l'accompagnent expliquent mieux qu'un long discours la situation très complexe de ce pays où sévit depuis plus de quarante ans un conflit armé dont la face cachée apparaît plus clairement en le lisant.

Le reportage a été effectué au Choco, l’endroit où la biodiversité est la plus importante au monde. Il s’agit d’une région stratégique significative, où les intérêts sont différents selon les acteurs armés : exploitation des ressources forestières et minières, cultures intensives (palme africaine), cultures de coca permettant de financer le conflit.

L’implication des civils dans le conflit est sans cesse encouragée. Ils sont victimes du blocus économique, de l’occupation de leur terre, des déplacements forcés, des prises d’otages, des disparitions et des massacres, Les acteurs armés légaux et illégaux (les paramilitaires, forces d’extrême droite et guérillas, forces d’extrême gauche : FARC et ELN) violent ainsi le principe de Distinction du Droit International Humanitaire des Conventions de Genève : il est essentiel de faire la distinction entre combattants et civils pour ne pas impliquer ces civils dans le conflit armé interne.

La fuite, l’expropriation et les violations des droits humains sont le lot quotidien des habitants de la région, otages de ces affrontements. 40% des personnes vivant actuellement au Chocó ont été déplacées et Quibdó accueille à présent 18 000 victimes du conflit. Les conditions d’hygiène et d’assainissement n’existent pas, les droits à l’alimentation, à l’éducation et à la santé ne sont pas appliqués envers la plupart des habitants et surtout pour les minorités ethniques, tels les Indiens embera (environ 35 000). Tous ces facteurs ne font qu’aggraver les problèmes humanitaires.

Le reportage - photo complet :


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