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>1948. L’assassinat d’Elicecer Gaitan, leader du Parti libéral qui tente de mobiliser les paysans et les classes populaires contre l’oligarchie, marque le début d’une guerre civile - la Violencia - qui fera 300 000 morts.
>Années 1950. Constitution de milices d’« autodéfense paysannes » organisées par le Parti communiste colombien, et de « républiques indépendantes » dont la mythique « République de Marquatalia » durement réprimées par l’armée avec l’aide des États-Unis.
>1964. Le PCC propose de restructurer un appareil armé révolutionnaire en formant les FARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie). Sous l’impulsion de Jacobo Arenas et Manuel Marulanda (Tirofijo), celles-ci s’implantent dans huit provinces.
>1966. Le mouvement est rebaptisé Forces armées révolutionnaires de Colombie-Armée du peuple (FARC-EP).
>1982. Initiative du président conservateur Belisario Betancur pour « faire la paix ».
>1984. Entrée en vigueur d’un cessez-le-feu.
>1985. Les FARC-EP lancent un nouveau mouvement, l’Union patriotique (UP), lequel participe avec succès aux élections de 1986. Une vague d’assassinats sans précédent fauche plus de 4 000 dirigeants, cadres et militants de l’UP et du Parti communiste.
>1998. le président Pastrana négocie avec la guérilla. Définition d’une zone démilitarisée. Éventualité rencontrant une forte hostilité de l’opposition et des paramilitaires.
>2000. Mise en place du « Plan Colombie ». Washington accorde plus de 900 millions de dollars au gouvernement Pastrana, destinés à la contre-insurrection. Logique à laquelle la guérilla répond par de très violentes opérations militaires.
>2002. Ingrid Betancourt est enlevée par les FARC (24 février). Alvaro Uribe est élu président de la République.
>2003. Les FARC sont ajoutées dans la liste des organisations terroristes par Washington.
>2006. Les FARC appellent à voter pour tous les candidats s’opposant à Uribe. Le mouvement compte environ 20 000 membres et opérerait sur une soixantaine de fronts.