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Quelles sont les nouvelles d'Ingrid ? », « Avez-vous reçu nos messages ? » « Les enfants que vous aidez vont-ils mieux ? », demandaient, vendredi, ces garçons et filles de l'école communale de Lauzelle, à Yolanda Pulecio qu'ils avaient accueillie en chantant - en français et en espagnol - la chanson Dans la jungle de Renaud.
La visite de la maman d'Ingrid Betancourt et de sa seconde fille, Astrid, s'inscrivait dans la foulée des « Voix de l'Engagement », journée de solidarité orchestrée par la ville d'Ottignies et l'Université Catholique de Louvain en collaboration avec Amnesty International, Actions Birmanie et la fédération internationale des comités Ingrid Betancourt.
Le 13 février, des milliers de personnes, sur la Grand-Place, à la Ferme du Biéreau et dans la Grande Aula, avaient réclamé la libération d'Ingrid Betancourt, prisonnière depuis quatre ans de la guérilla colombienne, et d'Aung San Suu Kyi, Prix Nobel de la Paix en 1991, assignée à résidence par la junte birmane.
Renaud, Calogéro, Hugues Aufray, et bien d'autres artistes n'avaient pas demandé de cachet lors du concert-action qui avait clôturé cette journée de solidarité. Les bénéfices engrangés - 10.000 euros - ont donc pu être répartis à parts égales entre le comité de soutien aux prisonniers birmans et l'Albergue Infantil, association s'occupant des enfants des rues de Bogota fondée par Yolanda Pulecio. « Mille fois merci à tous pour votre aide, a déclaré la maman de l'otage colombienne, sans retenir des larmes d'émotion. Faire sourire un enfant délaissé, l'aider à sortir de ses problèmes, c'est la chose la plus merveilleuse. »