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Pain pour le prochain et l'Action de Carême réfutent les accusations du gouvernement colombien, selon lesquelles elles soutiennent la guérilla des FARC. Bogota a dénoncé vendredi une campagne d'affichage "très agressive" de ces deux ONG en Suisse.
"Nous n'avons rien à nous reprocher", a expliqué Martina Schmidt, secrétaire romande de Pain pour le prochain au nom des deux organisations. "Notre campagne a pour but de sensibiliser le public aux violations des droits humains", a-t-elle ajouté. L'une des photos montre une cannette écrasée légendée "une victime de la violence en Colombie".
La responsable n'a pas souhaité s'exprimer sur les raisons qui ont poussé le gouvernement colombien à lancer de telles accusations. Les ONG sont en train d'élaborer une position officielle qui sera publiée "dans les plus brefs délais".
Le vice-président colombien Francisco Santos a reproché vendredi à la Suisse d'avoir milité en faveur des forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) et contre le gouvernement du président Alvaro Uribe par le biais de ces affiches. Il a dénoncé "une campagne très agressive" à travers des ONG financées par la Direction de la coopération et du développement (DDC).
La DDC n'a pas financé cette campagne en particulier, a indiqué à l'ATS son porte-parole Thomas Jenatsch. Elle soutient en général les programmes des deux ONG qui touchent au développement, "mais pas un discours qui interfère dans la politique intérieure des pays", a-t-il précisé.
"La campagne vise à chercher des fonds pour des projets. Pain pour le prochain et l'Action de Carême sont libres de choisir les formes de cette campagne. Nous n'avons pas à commenter leur manière de faire", a-t-il ajouté, en insistant sur la séparation entre l'administration fédérale et les ONG.
La DDC, le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE), l'ambassade de Suisse en Colombie et les deux ONG sont actuellement en contact, a encore dit M. Jenatsch.
Le DFAE ne commente pas cette affaire pour l'heure, a réaffirmé son chef de l'information Jean-Philippe Jeannerat. M. Santos avait lancé un appel à la Suisse pour qu'elle "assume un certain degré de responsabilité" dans cette affaire.
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