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Liliana Gaviria, soeur de l'ancien président colombien et ex-secrétaire de l'Organisation des Etats américains (OEA), César Gaviria Trujillo, a été assassinée à la suite d'une tentative d'enlèvement jeudi après-midi dans la ville de Pereira (centre-ouest).
Le corps de Liliana Gaviria, 52 ans et mère de 2 enfants, gérante d'une entreprise de transport, a été retrouvé dans une zone industrielle à quelques kilomètres de sa résidence dans la banlieue de Pereira (340 km à l'ouest de Bogota), ont annoncé les autorités locales.
Le meurtre a été confirmé par le président colombien Alvaro Uribe qui a offert une récompense de 430.000 dollars à toute personne permettant la capture des auteurs du crime. Selon les médias locaux, un commando de huit hommes armés a enlevé jeudi après-midi la soeur de l'ancien chef d'Etat colombien (1994-1998) et au cours de l'action un garde du corps de Liliana Gaviria a été tué et un second blessé. Deux des agresseurs auraient également été blessés puis capturés, selon les mêmes sources. Toutefois la police ne confirme pas cette information.
"Il semble qu'il y ait eu un affrontement entre les ravisseurs et l'escorte", a déclaré le maire de Pereira, German Dario Saldarriaga. M. Gaviria, qui se trouvait dans la ville de Valledupar (nord), est immédiatement rentré à Pereira. "Le gouvernement va faire tous les efforts pour que de tels crimes ne restent pas impunis", a déclaré le président qui se rendra en personne à Pereira vendredi matin.
Le chef de l'Etat a également demandé au ministre de la Défense Camilo Ospina, et au directeur de la police, le général Jorge Daniel Castro, d'aller immédiatement à Pereira. Il y a dix ans, en avril 1996, un frère de l'ancien secrétaire de l'OEA, M. Juan Carlos Gaviria, avait été séquestré par un groupe inconnu auto-proclamé "Dignité pour la Colombie" puis libéré à la suite de nombreuses médiations. M. Cesar Gaviria, très critique vis-à-vis du gouvernement du président Uribe, est l'actuel directeur du parti libéral (opposition).
Récemment, il était intervenu à plusieurs reprises pour demander au gouvernement d'assurer la sécurité des réunions électorales de l'opposition en vue des prochaines élections présidentielles du 28 mai.