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Quelque 4.000 ex paramilitaires forment des groupes criminels en Colombie

19/08/2009 - AFP, El Tiempo

Au moins 4.000 ex membres des groupes paramilitaires d'extrême droite démobilisés en Colombie entre 2003 et 2006, auraient maintenant rejoint des organisations criminelles impliquées dans le trafic de drogue, l'extorsion et le kidnapping, affirme ce mardi le journal El Tiempo de Bogota.

« La Defensoría del Pueblo et les ONG parlent de la résurgence de ces groupes dans le pays, et même de réarmement paramilitaire, avec des intérêts différents du combat contre la guérilla », explique le journal.

Selon El Tiempo, l'activité des autorités au cours des derniers mois aurait permis de démonter une grande partie des bandes criminelles (Bacrim) émergentes, et il resterait maintenant huit grands groupes délinquants reconnus .

Toutefois la Fondation Nuevo Arco, qui étudie le phénomène paramilitaire, assure , elle, qu'il existe 82 structures criminelles de ce type qui sont présentes dans 273 communes du pays, qui en compte 1.100.

De son côté, la Defensoría del Pueblo dénombre le même nombre de bandes criminelles, mais estime qu'ils sont présents dans seulement 141 communes et dans 25 des 32 départements (provinces) du pays.

Pour Nuevo Arco, 42% seulement de l'activité délictueuse à fins économiques des Bacrim est en rapport avec le trafic de drogues. Les 58%  autres concernent l'extorsions, le vol de terres et de la délinquance commune dans les grandes villes colombiennes.

Tandis que pour la police, l'ensemble des bandes criminelles compterait quelque 4.000 hommes, Nuevo Arco parle de quelque 10.000 combattants, dont 5.000 seraient des paramilitaires démobilisés des ex Auto-défenses Unies de la Colombie (AUC), et le reste de nouvelles recrues.

Selon les chiffres officiels, quelque 32.000 hommes ont été démobilisés des AUC au terme d'une négociation de paix avec le gouvernement du président Alvaro Uribe conclu en 2006.

Les principaux chefs de cette organisation ont été livrés aux autorités conformément aux accords souscrits, mais le gouvernement a décidé de les extrader aux Etats-Unis, où ils étaient réclamés pour trafic de drogues, en faisant valoir que dans leurs prisons colombiennes ils continuaient à commettre des délits.


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