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Au moins huit membres de la communauté indigène Awa ont été assassinés aujourd'hui par un groupe "d'hommes cagoulés portant des vêtements militaires" dans le sud de la Colombie, à la frontière avec l'Equateur.
Ce groupe d'individus non identifiés "a ouvert le feu sur des maisons, faisant huit morts : cinq adultes et trois enfants ", a déclaré par téléphone à l'AFP Luis Evelio Andrade, président de l'Organisation nationale indigène de Colombie (Onic). Selon lui, trois personnes gravement blessées ont réussi à prendre la fuite.
Selon l'organisation indigène nationale de Colombie (ONIC), le famille indigène a été assassinée « par des hommes armés en uniforme ». « On n'est pas certain du groupe qui a commis le massacre. "Dans cette région il y a des paramilitaires, des groupes illégaux, et des forces de sécurité légales", a déclaré le secrétaire de l'ONIC, Luis Fernando Arias.
On n'a pas établi le nombre exact d'indigènes assassinés, qui pourrait être huit ou dix, car les corps n'ont pas été récupérés en raison de la situation instable de sécurité.
Arias a noté qu'une des victimes, Tulia Garcia, avait récemment dénoncé l'assassinat de son mari, Gonzalo Rodriguez, commis le 23 mai « apparement par des membres de l'armée".
Le secrétaire de l'ONIC a rappelé un autre massacre commis en février, lorsque huit membres de la même communauté avaient été assassinés et neuf autres avaient disparu. Entre ces événements et le dernier massacre, huit autres indigènes Awas ont également été assassinés.
15.000 indigènes Awa vivent dans 21 villages du département de Nariño et du Putumayo. Cette communauté est l'un des groupes indigènes qui est le plus souvent affecté par la violence en Colombie.