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Le procureur de la Cour pénale internationale (CPI), Luis Moreno-Ocampo, se rendra en visite officielle à Bogotá du 25 au 27 août à l'invitation des autorités colombiennes pour notamment obtenir des informations sur des enquêtes visant des militaires et des politiciens qui auraient joué un rôle dans les crimes commis par les paramilitaires et les milices.
Le Procureur, qui s'était déjà rendu en Colombie en octobre 2007, rencontrera des hauts fonctionnaires du gouvernement, du Parquet général et de la Cour suprême de justice, ainsi que des représentants de la société civile colombienne, selon un communiqué de la CPI. Durant son séjour, il accompagnera le Parquet général à l'occasion d'une procédure judiciaire d'exhumation dans la région de l'Urabá.
M. Moreno-Ocampo et son équipe poursuivront l'examen des enquêtes et des procédures en cours en Colombie, en s'attachant plus particulièrement aux personnes portant la responsabilité la plus lourde pour les crimes les plus graves relevant de la compétence de la Cour. Le Procureur cherchera des informations à propos des enquêtes et des procédures visant des militaires et des politiciens en Colombie, y compris des membres du Congrès, qui auraient joué un rôle dans les crimes commis par les paramilitaires et les milices. Le Procureur tentera d'obtenir des renseignements au sujet de l'extradition en mai 2008 de 15 anciens paramilitaires vers les Etats-Unis jugés dans le cadre de la loi « justice et paix ».
Le Bureau du Procureur s'intéresse également aux allégations selon lesquelles les groupes armés colombiens coupables de crimes susceptibles de relever de la compétence de la Cour pourraient bénéficier de l'appui de réseaux internationaux. Des lettres sollicitant des informations à ce sujet ont été envoyées aux pays voisins de la Colombie, à d'autres États et à des organisations régionales et internationales.
La Cour pénale internationale est une cour permanente et indépendante qui mène des enquêtes et engage des poursuites à l'encontre de personnes accusées des crimes les plus graves ayant une portée internationale – génocide, crimes contre l'humanité et crimes de guerre – pour autant que les autorités nationales compétentes n'aient ni la capacité ni la volonté de le faire véritablement, rappelle le communiqué.