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Gustavo Moncayo, qui avait déjà traversé à pied la Colombie, puis continué jusqu'au Vénézuéla pour obtenir la libération de son fils kidnappé, entamera cette semaine un nouveau périple, cette fois dans la forêt colombienne, dans une tentative de prendre contact avec les FARC, qui ont capturé son fils il y a plus de 10 ans.
Moncayo, un professeur d'histoire de 55 ans, quittera ce mardi son village de Nariño, dans le sud-ouest colombien, et se rendra en bus jusqu'à Florencia, la capitale départemental du Caquetá, d'où il se rendra à quelque 230 kilomètres au sud-ouest de la capitale, dans une zone qui est le bastion traditionnel des Forces Armées Révolutionnaires de Colombie (FARC).
Là, après avoir traversé plusieurs villages, il entreprendra une tournée vers le département de Putumayo et les Amazonas, dans le sud-est, en cherchant à établir un contact avec les rebelles, a décélaré Moncayo dans une interview téléphonique, tout en admettant que cette rencontre avec les insurgés ne serait pas certaine.
Son but est de parcourir, tant en bus qu'à pied et en bateau, différentes régions au sud du pays, où il n'y a pas de routes et où le seul moyen de transport est le bateau, pendant deux à trois mois et « de rechercher la guérilla et de prendre contact avec ce groupe pour leur parler, pour établir son propre canal de communications ».
Il souhaite savoir « Qu'est-ce qu'ils veulent? (les rebelles pour libérer les détenus), quelles possibilités existent pour de nouvelles libérations ? », a dit Moncayo, qui porte en permanance une lourde chaîne métallique autour du cou, pour symboliser la manière dont sont traités certains des kidnappés.
« Enfin… nous ne pouvons pas perdre l'espoir qu'il y ait quelque miracle », mais il faut chercher d'autres voies pour les libérations, a ajouté Moncayo en expliquant que dans ce parcours il sera accompagnés par un groupe de quatre à cinq "gardes indigènes" d'ethnies, comme par exemple, les Emberas parce qu'ils savent comment se déplacer par ces régions.
« Le message principal de cette marche dans la forêt colombienne est que nous nous essayons de dialoguer, de rechercher un accord humanitaire et que… nous n'oublions pas les kidnappés qui restent prisonniers, et parmi eux mon fils, qui sont en train de pourrir dans la forêt », a-t-il indiqué.
Il prévoit aussi de faireà partir du 17 décembre une randonnée dans au moins 10 villes des Etats-Unis pour attirer l'attention sur le drame des kidnappés de Colombie. Il a déclaré qu'il ne savait pas encore pas si il commencerait ce parcours à Washington ou dans une autre ville.
Moncayo, qui a fait son premier parcours à pied en Colombie vers le milieu de 2007 et à la fin de cette année au Vénézuéla où il a eu une entrevue avec le président Hugo Chavez, a reçu en mars dernier les dernières preuvess de vie de son fils, le caporal Pablo Emilio, agé de 30 ans, capturé par les FARC lors d'une attaque à un poste de communications de l'armée au sud du pays, en décembre 1997.