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Les Forces Armées Révolutionnaires de Colombie (FARC), la plus grande et plus ancienne guérilla d'América latine, ont maintenu aujourd'hui inchangée leur exigence d'une démilitarisation d'une zone du sud du pays pour négocier la libération de 45 otages.
Le porte-parole du groupe insurgé, Raúl Reyes, a déclaré dans une entrevue divulguée ce mercredi par l'agence de presse Anncol qui diffuse habituellement leurs communiqués que « que cela plaise ou déplaise» au président Alvaro Uribe Vélez, les FARC gardent une position immuable.
Il a expliqué que l'offre d'échanger les 45 otages militaires et polítiques que les FARC ont en leur pouvoir contre quelque 500 rebelles détenus vise à « résoudre un des facteurs dérivés du conflit armé » qui afflige la Colombie depuis quatre décennies.
Selon Reyes, « la possibilité de signer l'accord de liberation des prisonniers des deux parties peut être aussi la porte d'entrée pour recommencer un dialogue vers la paix ».
L'organisation insurgée, qui compte quelque16 mille hommes armés dans ses rangs, exige le défrichage militaire de Florida et Pradera, deux villages du Sud-Ouest du pays, comme condition pour négocier la libération des otages.
Uribe Vélez s'oppose à ce repli exigé par les FARC, qu'il considère comme un recul dans la guerre qu'il mène contre les rebelles, et il préconise à la place des opérations militaires de sauvetage. Reyes a souligné également que les FARC « cherchent la paix, mais pas une paix de reddition, pas une paix pour satisfaire certains dirigeants de l'organisation et leurs amis, mais la paix pour le peuple ».
Uribe Vélez prétend mettre fin à la révolte par la voie militaire, ce pourquoi il a pris des mesures comme l'augmentation de la force armée, la création de réseaux d'informateurs civils et des primes à la délation.
Le dialogue avec les FARC est suspendu depuis 2002, quand le président, Andrés Pastrana, a décidé alors de les interrompre, à la fin de son mandat, à cause de l'absence de résultats obtenus à la table de négociations.