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Les Farc proposent un "grand pacte social pour la Paix" en Colombie

13/08/2007 - El Tribuno, Milenio, La Nacion

Le groupe partisan considère qu'arrive le moment de créer les bases pour la « nouvelle Colombie ».

Les Forces Armées Révolutionnaires de  Colombie (FARC) considèrent que le pays « arrive au moment » où il faut penser à un « grand accord national » pour créer  les bases et les grandes directions de la « nouvelle Colombie souveraine, indépendante, juste, pacífique et unitaire ».

Ce sont les termes utilisés par Iván Márquez, alias Luciano Martín Arango, un des membres du « secrétariat », l'organe directeur de la principale guérilla colombienne dans un « éditorial » publié par la guérilla sur Internet.

Dans le même éditorial, le chef des FARC critique l'intention d'Uribe d'octroyer le statut polítique aux paramilitaires démobilisés des Auto-défenses Unies de la Colombie (AUC) qui attendent la definition de leur situation jurídique.

« En Colombie on arrive au moment où il faut penser à un grand accord social par la paix, un grand accord national auquel prendraient part toutes les organisations polítiques et sociales, y compris la guérilla - qui combat pour des changements structurels et pour un nouveau gouvernement », a déclaré Márquez dans ce document.

Selon le chef rebelle, de cette manière « nous pourrons, entre nous » développer « les bases et les grandes direction de la Nouvelle Colombie souveraine, indépendante, juste, pacífique et unitaire comme le voulait le Libertador (Simón Bolívar) ».

La plus grande et plus ancienne guérilla de Colombie a réitéré à de multiples occasions qu'avec l'actuel gouvernement du président Alvaro Uribe, « on ne ferait aucun progrès dans le processus de paix », bien qu'il ait toujours insisté pour un « échange humanitaire » qui permettrait la mise en liberté de otages en son pouvoir contre celle de quelque 500 rebelles emprisonnés.

La semaine passée Raúl Reyes, le porte-parole international des FARC, avait déclaré que pour cette organisation, l'échange humanitaire devait être indépendant d'un éventuel processus de paix.

Il y a deux semaines, Uribe a proposé aux rebelles de remettre en liberté les kidnappés en son pouvoir, parmi lesquels se trouve l'ex candidate présidentielle, Ingrid Betancourt, trois américains, des polítiques, des oliciers et des militaires, et de définir ensuite une « zone de rencontre » pour que « dans un délai de 90 jours on signe un accord de paix ».

Uribe ordonne de combattre la publicité des FARC

Le chef d'État a demandé à son ministre des affaires étrangères, Fernando Araújo, de transmettre à toutes les missions diplomatiques colombiennes l'ordre de « dénoncer devant la Communauté internationale » tous les rebelles qui développent des initiatives pour améliorer l'image des FARC dans d'autres pays.

Álvaro Uribe, a ordonné à tous ses ambassadeurs dans le monde de « résister à la publicité terroriste » que font les Forces Armées Révolutionnaires de Colombie (FARC) au niveau international.

« Il faut les dénoncer devant la Communauté internationale, et raconter au monde tous les dommages qu'ils ont faits à notre patrie. La vérité est que nous ne pouvons pas permettre que cette diplomatie continue à faire du tort à la Colombie », a déclaré Uribe.

Selon le ministère des Relations Extérieures colombien, à partir de maintenant, tous les diplomates devront expliquer de manière dynamique non seulement les avancées du pays en matière économique, sociale et de sécurité, mais aussi « résister à la publicité mensongère et fausse de groupes terroristes comme les Forces Armées Révolutionnaires de Colombie (FARC) ».


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