La revue de presse   de  www.Betancourt.info 

>Ajouter cette page à mes favoris

>Rechercher sur le web

Outils de traduction :   >Free.fr  >Google


Le père d'un otage colombien arrive à Bogota après une marche de plus de 900 km

03/08/2007 - Romandie.com, CyberPresse, La Razon

Le père d'un caporal de l'armée colombienne, otage de la guérilla des FARC depuis plus de neuf ans, est arrivé mercredi place Bolivar dans le centre de Bogota, au terme d'une marche de plus de 900 km à travers le pays destinée à faire pression sur les rebelles et le gouvernement pour la libération de son fils. Il était accompagné par Yolanda Pulecio et Astrid betancourt - respectivement la mère et la soeur de la candidate présidentielle séquestrée depuis 2002.

Gustavo Moncayo, dont le fils Pablo est otage des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC, marxistes) depuis 1997, était accompagné par des milliers d'habitants de la capitale venus le soutenir pour obtenir la libération des otages détenus par les groupes armés.

"Nous les Colombiens, sommes tous coupables car nous n'avons rien fait pour les otages", a-t-il déclaré depuis la tribune de la place Bolivar.

Avec cette marche "nous avons défié tout le monde, sorti de l'indifférence le peuple colombien", a-t-il ajouté.

Dans son discours retransmis par tous les médias, l'enseignant a dénoncé tour à tour la pauvreté, le travail des enfants, la misère des communautés indiennes et noires mais a prôné avant tout la libération des otages.

Il avait entamé sa marche il y a 45 jours en compagnie de sa fille depuis son village de Sandona, dans le département de Narino (sud).

Au cours de son périple, cet enseignant a obtenu plus de deux millions de signatures de soutien à la cause de son fils.

"Ce qui se passe aujourd'hui me donne un espoir immense", a déclaré Mme Yolanda Pulecio, la mère d'Ingrid Betancourt, venue accueillir le professeur comme des centaines de parents d'otages.

M. Moncayo a annoncé avant son arrivée à Bogota qu'il ne quittera pas la place Bolivar, où se trouvent les principales institutions de Colombie, avant d'obtenir un échange humanitaire pour son fils et les autres otages.

Le ministre de l'Intérieur, Carlos Holguin, dont le gouvernement est hostile à cet échange humanitaire, selon les conditions imposées par la guérilla, avait qualifié cette décision "d'irréaliste".

Toutefois, le maire socialiste de Bogota, Lucio Garzon, avait indiqué mardi soir que le "marcheur pour la paix" pouvait s'arrêter "où il voulait et que sa municipalité lui donnera les garanties nécessaires" à son séjour, en signe de solidarité avec le professeur.

Deux tentes ont été dressées place Bolivar pour permettre à M. Moncayo et à son épouse d'y passer la nuit.

Mercredi soir Moncayo a rencontré au siège de la Conférence épiscopale 17 ambassadeurs dont les 3 ambassadeurs des pays européens qui jouent un rôle de médiateurs dans le conflit, la France, l'Espagne et la Suisse.

Le professeur a déclaré que "la réunion avait été positive" et avait permis de voir "quelle peut être leur collaboration au niveau international". Les diplomates pourraient se porter "garants dans le cadre d'un accord humanitaire", a-t-il ajouté.

Le président colombien Alvaro Uribe doit rencontrer jeudi matin Moncayo.

Les FARC, qui comptent 17.000 guérilleros, retiennent en otage la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt et trois ressortissants américains, parmi un groupe de 45 otages dont le fils de M. Moncayo qu'ils proposent d'échanger contre 500 rebelles prisonniers.


>Tous les titres du mois 


> Poser une question,
   envoyer un commentaire

>www.Betancourt.info