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Le responsable des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) Rodrigo Granda "attend beaucoup" de l'initiative du président vénézuélien Hugo Chavez pour la réalisation d'un échange humanitaire entre des otages de la guérilla et des membres des FARC détenus par le gouvernement colombien, a affirmé mercredi à Cuba un responsable de l'Armée de libération nationale (ELN), la deuxième guérilla colombienne.
Rodrigo Granda "a de grands espoirs que l'initiative humanitaire annoncée par le président Chavez se solde par un succès", a assuré Pablo Beltran, précisant qu'il s'entretenait régulièrement avec celui-ci depuis son arrivée à Cuba début juin.
Selon Beltran, principal négociateur de l'ELN dans des discussions à La Havane avec le gouvernement colombien, Rodrigo Granda "espère jouer un rôle" dans l'échange humanitaire et souhaite obtenir des garanties lors d'une réunion le 31 août à Bogota entre les présidents colombien et vénézuélien de pouvoir se rendre en Colombie, via le Venezuela, pour discuter avec la direction des FARC.
Rodrigo Granda, considéré comme le "ministre des Affaires étrangères" des FARC et qui purgeait une peine de 21 ans de prison, a été remis en liberté début juin par le président Uribe, à la demande du président français Nicolas Sarkozy, dans le but d'aider à la libération des otages.
M. Chavez a lancé lundi soir à Caracas un appel à son homologue colombien et au chef historique des FARC, Manuel Marulanda, proposant ses bons offices en vue de l'échange de 45 otages des FARC contre la libération de 500 guérilleros emprisonnés.
« Raúl Reyes » aurait contacté le président Chávez
Selon El Universal de Caracas, le porte-parole des Farc aurait envoyé une lettre au président vénézuélien, dans laquelle il lui proposerait une rencontre après le 31 août, date à laquelle Chávez se réunira avec le Président Uribe. L'information, selon le journal, a été fournie par une source proche du chef d'État vénézuélien.
Chávez avait demandé aux Farc de le contacter, après s'être réuni avec les familles des kidnappés en pouvoir de la guérilla, lundi passé. « Marulanda, c'est Chavez qui te parle; je ne te connais pas ; mais où que tu sois, j'attends un signal de ta part», a déclaré le Président à la TV.