|
||||||
Malgré la réticence du président Alvaro Uribe à dialoguer avec la guérilla, le professeur Gustavo Moncayo, qui conduit la campagne pour la libération des otages en Colombie, a annoncé de nouvelles initiatives dans cette direction
Le "Marcheur de la paix" comme on l'appelle maintenant, a annoncé à la presse son intérêt de créer deux groupes de travail permanents pour l'accord humanitaire, afin de développer des alternatives qui pourraient être présentées au président.
Un de ces groupes serait formé par personnalités qui ont manifesté leur désir de travailler pour l'accord humanitaire - parmi eux, des représentants de l'église catholique, des gouverneurs et des maires ; et l'autre, les parents des otages.
De plus, Moncayo a exhorté les Forces Armées Révolutionnaires de Colombie (FARC) à proposer également des alternatives qui permettraient d'avancer vers un accord humanitaire.
Il a annoncé aussi son volonté de rencontrer la guérilla si cela était nécessaire, y compris d'être interviewé avec le chef partisan Rodrigo Granda, « si le FARC l'autorisent comme porte-parole ».
Moncayo a effectué une randonnée épuisante de 46 jours à travers le pays pour promouvoir un accord humanitaire et il s'est établi mercredi dernier sur la place centrale de Bogota, en annonçant son intention d'y rester jusqu'à ce que ce l'accord se matérialise.
À ce sujet il a annoncé qu'il se rendrait auparavant dans des universités, dans des associations d'avocats et dans des associations de la société civile pour expliquer les propositions qui pourraient promouvoir le dialogue et l'échange de prisonniers.
Lors d'une reunión "tendue" avec le président Uribe, jeudi dernier, il est apparu clairement que les positions des deux hommes étaient diamétralement opposées.
Des analystes considèrent que l'exemple du Marcheur pour la paix pourrait générer un mouvement de plus en plus étendu et de plus en plus public pour l'accord humanitaire, ce qui ne va pas dans le sens de la politique de confrontation menée par le gouvernement envers la guérilla.