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Un ex-militaire de l'armée colombienne et otage des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC, marxiste) depuis le mois de mars, Alexander Cardona, est décédé en captivité, a annoncé mercredi sa propre mère Ana Lucia Marin après en avoir été elle-même informée par le CICR.
La mère du défunt a déclaré à la presse que le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) lui avait fait part de la mort de son fils mais sans en préciser les causes ni les circonstances.
"Tout ce que je demande à la guérilla, c'est qu'elle me rende le corps de mon fils. Ainsi pourrais-je savoir comment il est parti (mort). Pourquoi devaient-ils l'exécuter ? Il a deux jeunes enfants", a déclaré en larmes Mme Marin.
Selonle CICR,Cardona est mort en même temps qu'un autre otage des FARC, Jesus Alberto Sol Rivera, dont l'épouse Viviana Garay a été avertie par l'organisation mardi.
Cardona, 33 ans, et Sol Rivera, sergent de l'armée colombienne âgé de 41 ans, avaient été enlevés ensemble le 25 mars dernier dans une zone rurale du département de Valle (sud-est), alors qu'ils conduisaient une mission de renseignement déguisés en paysans.
Ces deux otages ne font pas partie de la liste des 45 otages, dont la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt et trois Américains, que les FARC entendent échanger contre 500 de leurs membres détenus par les autorités colombiennes.
La représentante du CICR en Colombie, Barbara Hintermann, a confirmé la mort de ces deux otages sur les ondes de radio Caracol, soulignant avoir "transmis des informations reçues directement des FARC", mais sans donner davantage de détails quant aux circonstances de leur mort.
Mme Hintermann a ajouté que le CICR travaillait pour récupérer ces deux corps mais également celui d'un officier de l'armée colombienne mort aux mains des FARC depuis plus d'un an et ceux de 11 députés colombiens tués le 18 juin.
"Nous espérons pouvoir rendre ces dépouilles à leurs familles", a-t-elle souligné.
Les FARC avaient annoncé la mort de ces 11 députés le 28 juin dernier, et déclaré qu'ils avaient été tués au cours d'un échange de tirs avec un groupe militaire non identifié qui avait attaqué le campement où ils étaient retenus en otages.
Le président colombien Alvaro Uribe avait lui affirmé que ces 11 otages avaient été assassinés par les FARC et que ces derniers retardaient la remise des corps aux familles afin d'entraver le processus de détermination des causes des décès.
Par ailleurs, la guérilla colombienne a repoussé les dernières propositions du président Uribe de création d'une "zone de rencontre pour que la paix soit signée en 90 jours" en échange de la libération des 45 otages, a indiqué tard mardi la chaîne de télévision Noticias Uno.
Le porte-parole de la guérilla des FARC Raul Reyes, dans une déclaration à cette chaîne, a qualifié cette proposition de "rideau de fumée".
Reyes a en outre rappelé la demande de la guérilla de création d'une zone démilitarisée pendant 45 jours de 800 km2 dans le sud-ouest du pays pour négocier un échange de prisonniers, ce à quoi M. Uribe s'est déclaré formellement opposé.