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Les Forces Armées Révolutionnaires de Colombie (FARC) ont manifesté aujourd'hui leur "admiration" pour l'exploit du professeur Gustavo Moncayo qui a marché pendant 46 jours à travers tout le pays pour réclamer la liberation de son fils, kidnappé par cette guérilla depuis 10 années.
Dans un communiqué, signé par « le secrétariat de l'Etat-Major des FARC », les guérilleros ont envoyé leurs « salutations respectueuses » et ont manifesté leur « sentiment d'admiration pour sa prouesse récente ».
Le FARC considèrent qu'au fur et à mesure que Moncayo avançait sur la route vers la capital colombienne « avançait également la prise de conscience des Colombiens concernant la nécessité et l'urgence de l'échange humanitaire ».
La guérilla a souligné l'« amour paternel » de Moncayo et « les manifestations de solidarité de la population lors de son entrée à Bogotá ».
Ils ont profité de ce communiqué pour critiquer le refus du président Álvaro Uribe de démilitariser temporairement un territoire pour que les parties puissent y négocier l'échange humanitaire « en faisant valoir des considérations qui en final n'ont aucun sens, parce que cela ne va en rien contre les institutions». « Il n'a même pas voulu écouter les arguments de l'ex président López Michelsen qui a fini ses jours en défendant cette cause noble », a ajouté le communiqué.
Le FARC ont encore rappelé la nécessité selon eux du "défrichage militaire" de la dite zone pour parvenir à un échange, « la solution politique du conflit, la fin de la "sécurité democrática" qui ne représente que "la guerre et la repression contre le peuple"
Ils ont aussi assuré, qu'à l'heure actuelle, et en fonction de la position présidentielle, les problèmes de la Colombie ne pourraient se résoiudre que « si le gouvernement remporte la victoire sur la guérilla, ou si la guérilla remporte la victoire sur le gouvernement ». « L'approche du président n'est que de la démagogie électorale », affirment-ils.
Finalement ils ont stigmatisé la position « uribiste» de défendre « l'impunité de ses partenaires narco-paramilitares et son refus de démilitariser les villages de Pradera et Florida pour y négocier un accord.