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C'est un total de quatorze personne qui formeront la delegation des parents de kidnappés des Farc que le président vénézuélien, Hugo Chávez, recevra ce lundi à Caracas, selon les responsables de cette initiative.
Le groupe est comprend plusieurs personnes qui avaient déjà sollicité dans le passé une entrevue avec Chávez, a expliqué aujourd'hui la sénatrice Piedad Córdoba, autorisée par le gouvernement de Colombie à aider à la recherche d'un accord qui permette la mise en liberté des otages.
Elle a précisé que la délégation comprendrait Yolanda Pulecio, la mère de l'ex candidate présidentielle Ingrid Betancourt, ainsi que le professeur Gustavo Moncayo, qui a parcouru à pied la moitié de la Colombie et qui campe en ce moment sur la place centrale de Bogota pour réclamer la liberation de son fils, le caporal Pablo Emilio Moncayo, kidnappé il y a presque dix ans par les rebelles.
Marleny Orjuela, la presidente de l'asociation ASFAMIPAZ qui réunit les familles de militaires et policiers détenus et libérés par les FARC fera elle aussi partie de cette mission humanitaire.
Les quatorze délégués représentent 45 kidnappés par cette guérilla, qui veut les échanger contre un demi - millier de rebelles emprisonnés, parmi lesquels deux dirigeants de la guérilla extradés aux Etats-Unis.
Trois des otages sont américains - les FARC les maintiennent captifs depuis février 2003.
La delegation se rendra à Caracas lundi matin; pour des questions de sécurité, les gouvernements de Colombie et du Vénézuéla ont organisé la logistique du transport, qui ne fera pas dans un vol commercial.
La rencontre de ces parents avec Chávez a été le résultat de efforts de la sénatrice Piedad Cordoba qui avait demandé publiquement il y a huit jours au président vénézuélien son aide pour un rapprochement entre le président colombien Alvaro Uribe et les FARC.
Chávez a accepté de collaborer et a de nouveau mis le territoire de son pays à la disposition des négociateurs pour des rencontres éventuelles entre les deux parties.
Le 15 août dernier, la sénatrice avait été autorisée par le gouvernement d'Uribe a servir de « facilitateur» pour un accord humanitaire sur les otages.