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Le Farc ont rejeté la proposition faite à ses dirigeants de venir au Congrès de la République pour discuter de l'accord humanitaire, et ils affirment à nouveau qu'il n'y aura pas de possibilité d'accord pour libérer les kidnappés tant qu'Álvaro Uribe sera président.
La réponse du groupe insurgé a été publiée sur internet par l'agence de presse Nueva Colombia (Anncol), après l'invitation de la presidente du Congrès de la République, Dilian Francisca Toro, formulée après la prise de pouvoir du président Uribe pour son second mandat.
Dans leur déclaration, les Farc soulignent que des raisons de sécurité empêchent ses dirigeants de parler "devant un Congrès mafioso et paramilitaire".
Les insurgés mettent une emphase spéciale sur le fait qu'Uribe n'a rien mentionné dans son discours sur la situation des soixante politiciens, soldats et policiers captifs, qu'ils prétendent échanger contre 500 combattants emprisonnés, à travers un accord humanitaire.
Pour cette raison, ils qualifient Uribe de "charlatan" et en concluent que "ce sujet ne l'intéresse pas, c'est la raison pour laquelle il ne l'a pas abordé dans son discours".