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Les Farc réfutent qu'il y ait des avancées pour l'accord humanitaire

20/08/2006 - La F.M., AnnCol

Les Farc nient qu'il y ait des avancées pour un accord d'échange de prisonniers, comme l'avait affirmé il y a deux jours un dignitaire de l'Église catholique.

Le porte-parole des Farc, Luis Edgar Devia, alias "Raúl Reyes", s'est référé à des déclarations faites il y a deux jours par le président de la Conférence Épiscopale colombienne, Mgr Luis Augusto Castro.

Le prélat avait parlé de progrès pour obtenir un accord humanitaire qui aboutirait à la libération de 59 kidnappés.

Le porte-parole des Farc, dans des déclarations divulguées sur internet par l'agence AnnCol qui transmet en général les communiqués de cette organisation armée, a qualifié ces déclarations de "faux bruits" et a réfuté qu'il y ait des contacts de délégués officiels avec la guérilla.

"Nous regrettons que Monseñor Luis Augusto Castro soit une autre victime de la politique de procrastination, de tromperie et d'absence de volonté du gouvernement pour concrétiser l'échange de prisonniers", a-t-il déclaré.

Il a réitéré que "il n'existe aucune possibilité de rapprochement des Farc avec le Gouvernement" sans la démilitarisation de deux communes de la Vallée du Cauca, comme le demande la guérilla depuis plus de quatre années.

"Sans cette condition nous sommes loins de réunir les conditions réelles pour l'accord attendu", a dit Reyes.

Luis Augusto Castro, archevêque de Tunja, avait déclaré jeudi passé qu'il avait "constaté au cours des dernières semaines un climat nouveau qui pourrait favoriser la paix" en allusion à la disposition de paix montrée par le président réélu Alvaro Uribe le 7 août, lorsqu'il avait entamé son second mandat de quatre années.

"C'est un climat qui se manifeste également de manière positive du côté des Farc", avait ajouté le prélat qui avait assuré que "on avance, le projet n'est ni mort ni paralysé" et que "à l'heure actuelle il y a de la bonne volonté chez les deux parties".

Les Farc veulent échanger les 59 kidnappés contre 500 guérilleros emprisonnées, par le biais d'un accord humanitaire.

 


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