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Le président de Colombie, Alvaro Uribe, a autorisé aujourd'hui l'Église catholique à envisager un dialogue de paix avec la guérilla des FARC et avec l'ELN, qui devrait commencer par une trêve des rebelles.
Uribe a fait cette annonce aux journalistes en sortant du siège de la Conférence Épiscopale, et a déclaré que « le Gouvernement accepte les efforts faits par l'Église pour que se tienne un predialogue qui conduise à la cessation d'hostilités ».
Il a indiqué que des contacts doivent être recherchés avec les Forces Armées Révolutionnaires de la Colombie (FARC) et avec l'Armée de Libération Nationale (ELN), mais il n'a pas donné d'autres détails.
Il a ajouté que le Haut Commissaire du Gouvernement pour la Paix, Luis Carlos Restrepo, qui assistait à la réunion avec les évêques, « continuera ses investigations» avec la Conférence Épiscopale, et en particulier avec son président, Luis Augusto Castro.
La visite d'Uribe s'est produite après que les évêques aient annoncé la semaine passée qu'ils étaient disposés à explorer la possibilité de promouvoir de nouveaux dialogues de paix avec les FARC, dialogues rompus depuis février 2002, et les conversations avec l'ELN, qui avaient été suspendues l'année passée et auxquelles avaient pris part des délégués du Mexique.
Les FARC détiennent en otages quelque 60 « échangeables», entre autres des politiciens, des soldats, des policiers et trois Américains.
Cette guérilla réclame la démilitarisation de deux communes du sud-ouest du pays pour négocier un accord humanitaire qui permette la libération des kidnappés et un échange contre des rebelles emprisonnés, ce à quoi le Gouvernement s'oppose.
En échange, les familles des kidnappés, avec l'assentiment du gouvernement Uribe, ont proposé au début de mois d'organiser une rencontre en Caicedonia, aussi dans le sud-ouest, avec des mesures de sécurité, mais ce point géographique n'a pas été accepté par les FARC par crainte d'opérations militaires.