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Le gouvernement colombien considère comme "arrogante" la proposition des FARC qui conditionnent l'échange humanitaire à la démilitarisation de deux communes de la Vallée.

04/08/2005 - Terra Espana, Diario Hoy, AnnCol, Reuters, BBC News

Le ministre de Intérieur et de la Justice de la Colombie, Sabas Pretelt, a qualifié aujourd'hui d'« arrogant »  le dernier communiqué des FARC qui critiquaient la proposition gouvernementale de rechercher un accord pour libérer les politiciens et les soldats kidnappés par la guérilla.

La guérilla des Forces Armées Révolutionnaires de la Colombie (FARC) avait de nouveau conditionné l'échange conditionné humanitaire des kidnappés contre des guérilleros emprisonnés à la démilitarisation de deux communes du département de la Vallée du Cauca.

« Nous considérons indispensable le retrait de la force publique des communes de Pradera et Florida, dans la Vallée du Cauca », affirme dans une lettre ouverte le Secrétariat de l'Etat-Major Central des FARC à l'ex président Alfonso López Michelsen, à l'ex ministre Alvaro Leyva et à l'avocat général de la nation, Edgardo Maya Villazón.

Ce nouveau communiqué intervient quelques jours seulement après la proposition de rencontre annoncée récemment par le Gouvernement pour établir les bases d'un éventuel échange humanitaire.

Dans ce communiqué, ils assurent que sans cette garantie, qui doit être donnée par le président, Alvaro Uribe, il serait « improductif » de vouloir organiser une première rencontre des trois porte-parole des FARC, qu'ils déclarent « nommés et prêts » à accomplir leur mission depuis plus de deux ans.

Ils ajoutent : « Nous observons que les déclarations du Haut Commissire de Gouvernement pour la Paix, Luis Carlos Restrepo, lorsqu'il affirme qu'il est prêt à rencontrer les FARC à l'heure et au lieu qu'ils désigneraient, avec un accompagnement national ou international, alors que le lendemain il fait marche arrière et affirme qu'il n'y aura pas de zone démilitarisée, sont des propositions contradictoires qui manquent de sérieux et qui sont marquées d'une évidente connotation de propagande électorale ».

D'autre part, ils critiquent le Gouvernement d'Uribe qui « monte une autre opération  publicitaire triomphaliste » en annonçant le supposé décès ou la capture de Raúl Reyes et et en lançant deux offensives contre Pablo Catatumbo dans la Vallée,  au moment où nous nous préparions à dialoguer avec le commissaire sur l'échange. « C'est aussi une façon de dissimuler les pauvres résultats de l'offensive anti-guérilla connue sous le nom de Plan Patriota », assurent les FARC.

Finalement, ils demandent à l'avocat d'investiguer l'« injuste extradition » « de Simón Trinidad » et de « Sonia » aux Etats-Unis puisque, à leur avis, leur rapatriement immédiat « contribuerait positivement » à l'objectif de l'échange - puisqu'ils font partie de la liste de guérilleros à libérer en cas d'accord éventuel.


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