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La mère et la soeur d'Ingrid Betancourt disent leur espoir que gouvernement et rebelles colombiens parviennent à un "accord humanitaire" permettant, après plus de trois ans de détention, la libération de l'ancienne candidate à l'élection présidentielle.
Yolanda Pulecio, la mère de l'otage franco-colombienne enlevée en 2002, a eu un entretien la semaine dernière avec le président colombien, Alvaro Uribe, quelques jours après la proposition de son gouvernement de rencontrer les chefs des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc).
"Il a été réceptif (...) Il a dit qu'il était disposé à parler avec la guérilla, qu'il y aurait une personne pour parler avec eux. C'est la première fois. Il a été beaucoup plus ouvert et ça nous donne un peu d'espoir", a-t-elle raconté sur France Inter.
Si elle "doute" de la volonté d'Uribe de conclure un accord humanitaire comprenant un échange entre otages et rebelles prisonniers, Astrid Betancourt a estimé que la situation politique en Colombie était de nature à faire évoluer les choses.
"Nous allons commencer une période pré-électorale en Colombie et les sondages montrent qu'il y a 70% des Colombiens qui veulent cet accord humanitaire et peut-être que (Uribe) se dit que ce sera un atout parmi ses recettes pour pouvoir être réélu", a-t-elle déclaré.
Le président Uribe a été élu en 2002 sur un programme de répression de la guérilla colombienne. Il a remporté le scrutin en critiquant sévèrement l'échec des négociations de paix conduites par l'administration précédente.
La guérilla a répondu à l'offre de rencontre du gouvernement en posant deux conditions, dont le rapatriement en Colombie de deux de ses commandants extradés aux Etats-Unis.
Pour Astrid Betancourt, cette exigence doit faire l'objet de négociations séparées avec les USA, dont trois ressortissants sont détenus depuis 2002 par les Farc.
"Il est évident qu'avant d'arriver à une négociation, les positions des parties sont divergentes. Elles sont extrêmes. L'essentiel c'est qu'elles puissent se réunir. S'il y a une véritable volonté de parvenir à un accord, il y aura des concessions", a-t-elle voulu croire.
Les Farc, qui comptent 13.000 combattants, veulent échanger un groupe de 70 otages contre des centaines de rebelles détenus dans les prisons gouvernementales.
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