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La guérilla des Farc a insisté sur le fait qu'une rencontre avec le gouvernement colombien pour discuter d'un « échange humanitaire » ne sera possible que si on neutralise pendant un mois les villages dePradera et de Florida, dans le département de la Vallée,
C'est ce qu'a déclaré Raúl Reyes, le porte-parole des Forces Armées Révolutionnaires de Colombie (Farc), en réponse à un questionnaire du journaliste de télévision « Noticias Uno» publié ce dimanche.
Les Farc sont catégoriques; ils assurent que s'il n'y a pas du démilitarisation pendant 30 jours de ces deux communes, la rencontre ne sera pas possible entre les porte-parole de ce groupe armé et les représentants du Gouvernement pour discuter de l'« accord humanitaire ».
Le groupe rebelle réitère sa décision d'effectuer l'« échange », mais toujours dans les termes qu'il a fait connaître à travers ses communiqués et ses lettres publiques.
La semaine passée, le président Álvaro Uribe avait accepté que l'Église Catholique entame des « predialogues » tant avec les Farc qu'avec l'Armée de Libération Nationale (Eln).
Uribe, qui n'a pas alors mis de conditions, a manifesté sa confiance que ces conversations initiales amènent à une cessation d'hostilités et a réitéré que les guérilleros auraient toutes les garanties de sécurité pour les réunions qui se tiendront.
Les Farc prétendent échanger à 60 personnes « échgangeables», kidnappées par ses fronts, dont plusieurs dizaines de politiciens comme la candidate présidentielle Ingrid Betancourt, des soldats, des policiers et trois Américains, contre quelque 500 de ses guérilleros emprisonnés.