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La délégation du Comité International de la Croix Rouge en Colombie a annoncé sa « disponibilité », si les deux parties, le Gouvernement et les FARC, sollicitent son appui pour une rencontre, en vue de la libération des personnes retenues en otage par cette guérilla.
« Nous n'avons pas eu de discussions directes sur ce sujet, mais tant les FARC que le Gouvernement connaissent notre disponibilité pour les aider s'ils veulent se rencontrer quelque part dans le pays », a dit le délégué de cet organisme humanitaire, Juan Pedro Schaerer.
Le délégué de la croix rouge a fait allusion à la mission d'accompagnement que pourrait mener à bien l'organisme humanitaire dans une rencontre éventuelle du Gouvernement et des FARC.
Cette semaine le gouvernement colombien a accepté la proposition des parents de plusieurs des otages des FARC qui avaient suggéré Aures, une commune de Caicedonia, dans la Vallée du Cauca, comme un endroit possible pour discuter un accord humanitaire.
Le Gouvernement a clarifié que cela ne signifiait pas qu'il faille démilitariser quelque territoire que ce fût, et le président Uribe lui-même a déclaré que les rebelles pouvaient arriver à cet endroit « accompagnés », soit par la Croix Rouge, soit par tout autre organisme semblable.
Schaerer a insisté sur le fait qu'il espérait que les deux parties solliciteraient l'accompagnement de l'organisme humanitaire.
Le Gouvernement, pour sa part, attend aussi une réponse de la guérilla pour examiner à Aures, la possibilité d'échange humanitaire de rebelles emprisonnés contre les otages détenus par les Farc.
Le FARC ont désigné plus de 60 « échangeables», parmi des centaines de personnes, et prétend les échanger contre quelque 500 guérilleros emprisonnés.
Le CICR a accompagné, dans d'autres occasions, les libérations de personnes retenues en otage par des guérillas colombiennes.