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URIBE prêt à libérer des rebelles ?

19/08/2004 - AFP, AP, CyberPresse, Radio Canada, SwissInfo, Le Monde, El Pais, El Tiempo, RCN, BBC News UK, Reuters

Le président Uribe serait prêt à libérer une cinquantaine de rebelles en échange d'une partie des otages.

"Le gouvernement colombien est disposé à relâcher 50 guérilleros des FARC avec la médiation de la France et la Suisse en échange de la libération d'une vingtaine de responsables politiques, quarante soldats et trois Américains retenus en otages par la guérilla", a annoncé mercredi le haut commissaire à la paix, Luis Carlos Restrepo.

«Le gouvernement libère(ra) sur la base des lois colombiennes et de manière unilatérale 50 guérilleros jugés ou condamnés pour rébellion à qui il offre la possibilité de s'incorporer à la société», a déclaré M. Restrepo, en lisant un communiqué au palais présidentiel.

«Deux possibilités apparaissent (pour les guérilleros): se rendre à l'étranger ou poursuivre leur projet en Colombie au sein du programme de réinsertion du gouvernement», a indiqué le conseiller gouvernemental.

La proposition a été transmise aux FARC le 23 juillet par l'intermédiaire de «contacts du gouvernement suisse» et a été annoncée aux membres des familles des otages mercredi lors d'une entrevue avec des responsables du gouvernement, selon deux porte-paroles des familles.

«Le président Uribe est prêt à effectuer l'échange humanitaire. Ils (le gouvernement) ont déjà nommé officiellement le gouvernement suisse comme négociateur et sont disposés à libérer 50 ou 60 guérilleros des FARC», a indiqué à l'AFP Angela Giraldo, membre de la famille d'un député qui faisait partie d'un groupe de 12 enlevés le 11 avril 2002

Bien qu'annoncée seulement mercredi, la proposition a été transmise aux rebelles des Forces armées révolutionnaires de Colombie le 23 juillet par l'intermédiaire de responsables du gouvernement suisse agissant comme médiateurs. La réponse des FARC n'est pas encore connue.

Le porte-parole de la présidence, Ricardo Galan, a toutefois précisé que le gouvernement exige avant tout échange des garanties que les rebelles libérés renonceront à leurs activités.

Comme médiateurs pour cet échange, le gouvernement propose des représentants de la France et de la Suisse, ainsi que du Comité International de la Croix Rouge (CICR) et de l'Église catholique.


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