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Plus de 320 femmes représentant 18 pays ont créé jeudi passé un Réseau International des Femmes contre la Guerre, en concluant à Bogota une rencontre de trois jours pendant lesquels elles ont parlé de leurs expériences contre les conflits armés.
Dans la séance de clôture, les représentantes d'Amérique, d'Asie, d'Afrique et d'Europe ont souscrit une déclaration où elles proclament leur volonté de "travailler contre les guerres".
"Le nationalisme, le fondamentalisme, le terrorisme et le militarisme érigés en idéologies, constituent de nos jours de graves réalités et une menace à la citoyenneté des femmes", déclare le document final.
Les femmes signataires considèrent que "les conflits inhérents aux relations sociales et politiques doivent être traités par les voies du dialogue et par la négociation". Elles ajoutent que "en tant que citoyennes préoccupées de la construction de la paix avec justice sociale, spécialement pour les femmes, dans des pays qui souffrent des conflits armés, nous continuerons à promouvoir la défense des droits humains et le droit international humanitaire avec le point de vue des femmes".
En annonçant la formation du Réseau International de Femmes contre la Guerre, elles déclarent que les "principes féministes" vont guider leurs actions visant "à la démilitarisation de la vie civile".
Dans la séance de clôture, le délégué du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Droits Humains en Colombie, Michael Frühling, a reconnu que dans les pays en conflit les pires conséquences de la guerre retombent sur les femmes.
"Elles sont non seulement victimes d'homicides, de menaces de mort, de tortures, de prise d'otage, d'atteintes à leur intégrité sexuelle et d'actes de terrorisme (...), mais elles sont arrivées à constituer le grande masse de la population soumise à un déplacement forcé", a-t-il déclaré.