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Les Farc acceptent Restrepo comme interlocuteur

30/08/2004 - El Tiempo

Les Farc acceptent Luis C Restrepo comme interlocuteur, mais déclarent qu'ils ne négocieront pas par Internet.

Par contre, ils insistent sur le fait qu'ils ont besoin d'une zone démilitarisée pour rencontrer le Haut Commissaire face à face.

C'est de cette manière que doit, selon eux, se négocier l'accord qui permettrait de rendre la liberté aux kidnappés dans un échange avec des guérilleros détenus dans les prisons colombiennes.

Cette déclaration a été faite par Raul Reyes, porte-parole es Farc, à la journaliste Patricia Uribe, de "Noticias Uno".

En rejetant l'Internet pour négocier l'accord, le chef partisan a réaffirmé qu'il n'accepterait pas ce moyen, ni d'ailleurs des discussions en-dehors de la Colombie. L'existence de zones démilitarisées (au pluriel) est indispensable selon lui.

"Monsieur Restrepo devra être présent en personne  pour parapher l'accord - non seulement en sa qualité de Commissaire à la Paix, mais aussi en tant qu'interlocuteur désigné du gouvernement. Il fut donc pour cela déterminer un endroit démilitarisé" a-t-il ajouté.

La semaine passée, le Commissaire de Paix avait annoncé qu'il était le négociateur pour l'accord humanitaire, qu'il comptait utiliser l'Internet pour concrétiser une négociation de cette nature, et que la Suisse serait impliquée activement dans cette négociation tandis que l'Église conytinuerait à exercer un "appui spirituel".

Sur ce point, le Farc ont dit qu'ils remerciaient les tierces parties pour leur rôle de facilitation, mais que, évidemment, la discussion devait se tenir directement entre les deux parties concernées. C'est pourquoi, des Reyes a écarté l'option "Suisse", qu'il remercie pour ses bons offices, tout en rappelant que "c'est une discussion qui doit se faire seulement entre le gouvernement colombien et les Farc-Ep".

Les familles des kidnappés se sont déclarées satisfaites de ce que le Gouvernement ait publiquement désigné un interlocuteur, mais ils ont été regrettés que le Commissaire ait recouru "olympiquement" à l'Internet.

Yolanda Pulecio, mère d'Íngrid Betancourt, a déclaré que pour un sujet qui traite de vies humaines on ne pouvait pas travailler de la manière suggérée et a rappelé que le Gouvernement avait déjà démontré sa capacité de mener personnellement des négociations avec des transporteurs, aériens, etc..


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