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Selon Kouchner, Betancourt va peut-être mieux qu'on ne le pense

07/04/2008 - AFP, Le Point, Houston Chronicle, Reuters

L'otage Ingrid Betancourt va peut-être "mieux qu'on ne l'avait dit" ces derniers jours, a déclaré lundi le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner, ses services affirmant que la mission humanitaire en Colombie restait "pleinement mobilisée" pour sa libération.

Cristina Kirchner, Bernard Kouchner, Astrid Betancourt et son fils Stanislas

Selon M. Kouchner, qui s'exprimait sur la chaîne d'informations en continu LCI, la santé de l'ex-candidate à la présidentielle colombienne "doit être dégradée bien sûr mais nous avons le sentiment, non seulement qu'elle est en vie, mais qu'elle se porte mieux qu'on ne l'avait dit".

"Mais je peux hélas me tromper", a aussitôt précisé M. Kouchner, sans donner l'origine de ses informations sur l'état de santé d'Ingrid Betancourt, que certains membres de sa famille ont récemment décrite comme au bord de la mort, après plus de six années passées aux mains de la guérilla des Farc.

Le président Nicolas Sarkozy avait affirmé mardi que l'otage était "en danger de mort imminente", après une série d'informations alarmantes sur son état de santé relayées notamment par certains membres de la famille.

Une mission humanitaire (un avion médicalisé avec au moins un médecin et deux émissaires à son bord), associant la France, la Suisse et l'Espagne, était partie le lendemain de Paris pour Bogota, où elle se trouve toujours. est stationné depuis. L'objectif fixé à cette mission était d'entrer en contact avec les Farc et d'accéder à l'otage.

Alors que certains médias français ont évoqué un départ de Bogota de l'avion, la porte-parole du Quai d'Orsay Pascale Andréani a affirmé que "la mission demeure en Colombie".

"Elle est pleinement mobilisée pour la libération d'Ingrid Betancourt et des autres otages en Colombie", a-t-elle ajouté.

Selon des sources proches du dossier, "il n'est pas question" que l'avion, un Falcon 50, reparte pour l'instant et les émissaires sur place restent "très actifs".

L'Elysée a confirmé que la mission humanitaire était "toujours en cours", à l'issue d'un déjeuner entre M. Sarkozy et son homologue argentine Cristina Kirchner, en visite en France, durant lequel la situation de l'otage a été évoquée.

M. Kouchner a précisé que la mission humanitaire attendait toujours un signal de la guérilla des Farc, réfutant toute idée d'abandonner la mission.

"Elle n'est pas bloquée. Alors qu'il y a six ans que cette pauvre femme est enchaînée (....) et que probablement on la malmène, on ne va pas s'en aller au bout de 24 heures! Comment peut-on penser ça ?", a-t-il demandé.

Les présidents vénézuélien et colombien, Hugo Chavez et Alvaro Uribe, "travaillent", "toute l'Amérique latine bouge", a-t-il ajouté.

M. Kouchner a rappelé que "les Farc ont été très choquées et sans doute très désorganisées par les attaques qui ont été portées par le gouvernement et l'armée colombienne", faisant allusion à la mort début mars du numéro deux des Farc, Raul Reyes, tué dans une opération militaire colombienne en Equateur.

"Alors il faudra plus de temps. Nous attendons toujours", a-t-il admis.

Les Farc, en lutte contre les autorités colombiennes, détiennent depuis plus de six ans Ingrid Betancourt, un des 39 otages dit "politiques" que la guérilla entend échanger contre 500 guérilleros emprisonnés.


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