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Ingrid Betancourt, toujours otage des farc, pourrait être libre si on n'avait pas interrompu l'action de médiation du président vénézuélien Hugo Chavez, a affirmé aujourd'hui le ministre vénézuélien des Relations Extérieures Nicolás Maduro.
Ces déclarations du ministre vénézuélien ont eu comme cadre l'hommage qui se tenait aujourd'hui au siège de la Chancellerie, en l'honneur du leader colombien Jorge Eliécer Gaitán, assassiné le 9 avril 1948 à Bogota.
« Si la voie tracée par le président Chávez et la sénatrice Piedad Cordoba n'avait pas été torpillée, Íngrid Betancourt (kidnappée en février 2002) et les autres otages des Farc seraient aujourd'hui chez eux et en liberté », a affirmé Nicolás Maduro.
Il a aussi exprimé « sa certitude absolue » que cette approche « aurait entamé un processus de négociation pour une solution politique au conflit armé colombien ».
Chávez et Cordoba ont mené l'année passée, avec l'approbation de Bogota, des négociations pour obtenir un échange humanitaire des otages qui se trouvent entre les mains des Forces Armées Révolutionnaires de Colombie (FARC) contre environ 500 guérilleros emprisonnés.
Cette mission a été interrompue par le président colombien, Álvaro Uribe, le 21 novembre 2007.
Nicolás Maduro a affirmé que l'initiative de Chávez et de Cordoba « a été appréciée et a été soutenue dans les Amériques et dans le monde, parce qu'elle se fondait sur la bonne volonté et les valeurs fondamentales qui unissent nos Républiques » et parce que grâce à elle, on a réussi à obtenir des FARC la libération de six civils détenus en otage.
En outre, des porte-parole du gouvernement vénézuélien ont considéré que le meurtre de Jorge Eliécer Gaitán, candidat à la présidence colombienne aux élections de 1950, avait été le facteur déclenchant du conflit armé que vit la Colombie depuis cette date.