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Iván Márquez, un des sept chefs du Secrétariat des Forces Armées Révolutionnaires de la Colombie, a affirmé lundi que '' il n'y avait pas encore eu de rencontre" avec les envoyés de la France pour la libération d'Ingrid Betancourt.
Dans une lettre Márquez publiée par l'Agence Bolivarienne de Presse, proche de cette guérilla, il affirme que '' il n'y a pas encore eu de rencontre avec la délégation française pour discuter de la libération d'Ingrid '', l'ex candidate présidentielle franco-colombienne kidnappée par les FARC en 2002 et atteinte d'hépatite B et de leshmaniasis, une maladie tropicale.
Le gouvernement du président français Nicolas Sarkozy est fortement impliqué pour obtenir la libération de Betancourt.
Ceci est la première réaction de la direction des FARC après le décès de Raúl Reyes, l'ex numéro 2 de la guérilla, après une incursion colombienne en territoire équatorien qui a causé la rupture des relations diplomatiques entre les deux nations au début de mars.
'' Comme l'a dit le commandant Manuel (Marulanda Vélez, chef des FARC) : « ils ont tué Reyes, et ils ont compromis gravement l'échange de prisonniers et la paix », a spécifié Márquez dans sa lettre ouverte.
Des millions de personnes partout dans le monde exigent la libération de l'ex candidate présidentielle, et sa cause a été soutenue dans de nombreuses manifestations contre le kidnapping et pour la paix de la Colombie.
Márquez a accusé les militaires des Etats-Unis d'avoir envoyé un missile '' depuis la base aérienne de Tres Esquinas, dans le Caquetá '', un département au sud de la Colombie, d'où ils supervisent la lutte contre les drogues et l'insurrection colombienne.
Au cours de l'attaque contre Reyes sont aussi décédés quatre universitaires mexicains '' en visite '' dans le secteur, comme l'affirme Márquez. Plus d'une vingtaine de personnes sont mortes dans cette attaque.
Il a accusé les militaires colombiens d'avoir donné le "coup de grâce" aux guérilleros qui qui n'avaient été que blessés dans cette attaque.
L'armée colombienne a distribué à la presse colombienne des videos dans lesquelles ils montrent l'aide médicale qui aurait été fournie aux blessés.